Un score de 84/100 pour une résistance notable
Dans la seconde édition de l'Indice d'attractivité fiscale (IAF) publié par Maslow.immo, Amiens obtient un score de 84 sur 100. La ville se classe 29e au niveau national et se hisse à la 6e place parmi les communes de plus de 100 000 habitants. Ce résultat traduit une capacité relative du marché immobilier amiénois à absorber des hausses de charges locales sans effondrement immédiat de l'activité transactionnelle.
Des chiffres concrets : prix, volumes et fiscalité
Les données utilisées par l'étude proviennent notamment des fichiers des demandes de valeurs foncières (DVF) et de la DGFiP. À Amiens, le prix moyen des appartements s'établissait à 2 471 €/m² en 2025, pour un flux de 1 744 ventes annuelles. Ces éléments expliquent en grande partie la bonne position relative d'Amiens dans l'indice : un marché où le prix reste accessible et où les transactions conservent un rythme qui limite la vulnérabilité face aux hausses d'imposition.
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Score IAF (Maslow.immo) | 84 / 100 |
| Classement national | 29e |
| Rang parmi >100 000 hab. | 6e |
| Prix moyen appartements (2025) | 2 471 €/m² |
| Ventes annuelles (médiane) | 1 744 |
Fiscalité et dynamique transactionnelle : deux leviers dissociés
L'étude explicite sa méthodologie : la note finale combine à 60 % la dynamique des transactions et à 40 % l'évolution de la taxe foncière. Sur la période 2021‑2025, la médiane des ventes a reculé de 9,4 % par an dans l'échantillon de 200 communes, tandis que la taxe foncière a augmenté en médiane de 18,6 %. Ces tendances montrent qu'une hausse des prélèvements locaux n'entraîne pas mécaniquement un effondrement du marché : le comportement des acheteurs dépend aussi des prix locaux, du stock disponible et des fondamentaux économiques.
- La variation médiane des prix des appartements est très hétérogène selon les zones : de -8,86 % (zone A bis) à +7,60 % (zone B1).
- Amiens bénéficie d'un prix moyen modéré qui soutient la demande, en particulier pour les segments accessibles aux ménages locaux.
- L'indice mesure la résistance relative entre 2021 et 2025, pas la rentabilité future ni la facilité de revente.
Conséquences pour les acteurs locaux et nationaux
Pour les acquéreurs et les investisseurs, la leçon est claire : la pression fiscale est un facteur important, mais elle se combine à d'autres déterminants — prix d'entrée, volume des transactions, profil démographique. À l'échelle municipale, des augmentations de la taxe foncière peuvent peser sur le coût global de détention, mais si le prix au mètre carré reste attractif et si le marché conserve du volume, l'ajustement se fait souvent par le temps et non par un effondrement instantané des transactions.
En pratique : se situer dans le mouvement
Concrètement, pour un ménage cherchant à acheter à Amiens, un prix moyen de 2 471 €/m² donne une idée du point d'entrée : pour un appartement de 60 m², cela représente un prix autour de 148 260 € hors frais. Côté fiscalité, la hausse des taxes locales doit être intégrée au calcul de coût global, notamment pour les investisseurs en logements locatifs où la marge peut se resserrer si les loyers n'évoluent pas au même rythme.
En définitive, l'évaluation de Maslow.immo montre que certains marchés de taille moyenne, comme Amiens, conservent une résilience mesurable face à la hausse des prélèvements locaux, grâce à des prix modérés et un flux de transactions encore soutenu.