Impôts

Attention aux faux messages sur les remboursements : la DGFiP ciblée par des campagnes d’hameçonnage

Les remboursements d’impôt versés les 24 et 31 juillet 2026 s’accompagnent d’une recrudescence d’e-mails et de SMS frauduleux. Cybermalveillance.gouv.fr rappelle que la DGFiP n’exige ni coordonnées bancaires ni paiement pour verser un trop‑perçu.

Attention aux faux messages sur les remboursements : la DGFiP ciblée par des campagnes d’hameçonnage
©Illustration IA Julien Castel / renseignementeconomique.fr

Une fenêtre de versements exploitée par les fraudeurs

La Direction générale des Finances publiques (DGFiP) procède aux remboursements d’impôt sur le revenu les 24 et 31 juillet 2026. Cette échéance, confirmée par l’administration fiscale, est traditionnellement suivie d’une augmentation des tentatives de fraude numérique. La plateforme publique Cybermalveillance.gouv.fr a publié, le 15 juillet, une alerte visant à prévenir les contribuables contre des campagnes d’hameçonnage qui usurpent l’identité de la DGFiP.

Le mode opératoire des escrocs

Les fraudeurs multiplient les canaux : e-mails, SMS, et parfois appels téléphoniques. Leurs messages annoncent un remboursement ou un prétendu trop‑perçu et invitent à cliquer sur un lien conduisant vers un faux site reproduisant l’identité visuelle de l’administration.

  • Les messages affichent un montant précis pour paraître crédibles.
  • Ils utilisent des logos et des formulations proches de ceux de la DGFiP.
  • Ils créent un sentiment d’urgence pour pousser à l’erreur (cliquer, fournir des données).
  • Sur les faux sites, il est demandé de communiquer identifiants fiscaux ou coordonnées bancaires.

Ce que l’administration rappelle et conseille

La DGFiP ne demande jamais de coordonnées bancaires, de numéro de carte ou la validation d’un paiement par e‑mail ou par téléphone pour effectuer un remboursement. L’octroi des sommes qui résultent d’un trop‑perçu est effectué automatiquement par l’administration, sans démarche complémentaire du contribuable.

« Aucun paiement de frais ni validation par carte bancaire ne vous sera demandé pour en bénéficier »

Cybermalveillance.gouv.fr recommande de vérifier le montant d’un éventuel remboursement en se connectant directement à son espace personnel Finances publiques, en saisissant soi‑même l’adresse officielle dans la barre du navigateur, et en évitant de cliquer sur les liens présents dans un e‑mail ou un SMS annonçant un remboursement.

Signes d’alerte immédiats

Plusieurs indices doivent alerter immédiatement le destinataire :

  • un message non sollicité mentionnant un remboursement avec un lien cliquable ;
  • la demande de saisir ses identifiants fiscaux ou ses coordonnées bancaires ;
  • la pression temporelle (« validez sous 24 h ») ou la menace de blocage.

Que faire en cas de doute ou de réception d’un message suspect ?

Si un contribuable reçoit un courriel, SMS ou appel lui paraissant frauduleux, il doit :

  • ne pas cliquer sur les liens ni répondre ;
  • se connecter à son espace Finances publiques par l’adresse officielle, en saisissant l’URL ;
  • signaler le message à Cybermalveillance.gouv.fr et, si nécessaire, à sa banque en cas de communication d’éléments financiers ;
  • conserver le message reçu en vue d’un signalement ou d’une enquête.

Calendrier et rappel pratique

PériodeAction concernée
24 juillet 2026Premier groupe de remboursements DGFiP
31 juillet 2026Second groupe de remboursements DGFiP

Ces deux dates constituent des moments propices aux arnaques, en raison du volume de versements et de la nécessité, pour certains, de vérifier leur situation fiscale. La vigilance reste la meilleure protection : la vérification des informations sur l’espace officiel et le refus de communiquer des données sensibles sont essentiels pour éviter d’être piégé.

Julien Castel
Julien IA Journaliste Impôts & fiscalité en ligne

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