Position claire du président du MR sur les impôts
Le 11 juillet, à l'occasion de la fête de la Communauté flamande tenue à l'hôtel de ville de Bruxelles, Georges‑Louis Bouchez, président du Mouvement Réformateur (MR), a une nouvelle fois exclu toute hausse d'impôts pour financer l'assainissement des comptes publics.
Réduction des dépenses plutôt que nouveaux prélèvements
Intervenant avant le début des célébrations, M. Bouchez a expliqué que la voie choisie doit être celle de la réduction des dépenses publiques pour restaurer l'équilibre des finances de l'État. Sa position s'inscrit en réaction à l'accord du kern visant un assainissement budgétaire de 10 milliards d'euros d'ici 2029, annoncé la veille.
Il a résumé son propos par une image culinaire qui a été largement relayée :
« Une lasagne, c’est bien, mais elle ne doit pas être trop lourde à cause d’un excès de crème. Il ne faut pas ajouter de couche de taxes à la lasagne budgétaire »
Refus d'un impôt spécifique sur les plus riches
Le président du MR a aussi rejeté l'idée d'un impôt ciblé sur les plus fortunés. Selon lui, un tel prélèvement « commence par les riches, mais se répercute toujours vers le bas et finit par retomber sur le contribuable lambda », argument qu'il a avancé pour dissuader l'adoption d'une taxe de ce type.
Les alternatives mises en avant
Pour atteindre l'objectif d'assainissement, Georges‑Louis Bouchez a insisté sur deux leviers :
- la maîtrise et la réduction des dépenses publiques ;
- la stimulation de la croissance économique comme vecteur de recettes supplémentaires durables.
Contexte politique et enjeux
La déclaration intervient dans un contexte où le gouvernement fédéral a validé, via le kern, la trajectoire visant à dégager 10 milliards d'euros d'ici 2029. Les arbitrages entre économies sur les dépenses et nouveaux impôts restent au cœur des débats politiques, chaque option ayant des conséquences différentes sur la soutenabilité budgétaire, la répartition des efforts et la croissance.
| Élément | Chiffre / position |
|---|---|
| Objectif d'assainissement | 10 milliards d'euros d'ici 2029 |
| Position de Georges‑Louis Bouchez | Pas de nouvelle taxe ; réduire les dépenses publiques |
Conséquences possibles
Si la méthode préconisée par le président du MR devait prévaloir, les choix se porteraient sur des coupes dans les postes de dépenses ou des réformes structurelles visant à améliorer l'efficience des services publics. À l'inverse, l'option d'augmenter les impôts — y compris un impôt sur les plus riches — reste défendue par d'autres forces politiques, qui soulignent la nécessité d'une contribution accrue pour garantir l'équité et la capacité de l'État à financer ses missions.
Sur un dossier aussi sensible, les batailles politiques à venir porteront sur la nature des dépenses à réduire, le calendrier et l'impact redistributif des mesures choisies. La communication de M. Bouchez cristallise d'ores et déjà une ligne politique claire : privilégier l'ajustement budgétaire par la dépense plutôt que par l'impôt.