Pas d'accord, pas de revalorisation
Pas de coup de pouce d'été sur l'assurance chômage. Faute d'entente entre les organisations syndicales et patronales siégeant au conseil d'administration de l'Unédic, les allocations chômage ne sont pas revalorisées au 1er juillet 2026. La décision gèle à l'identique les paramètres versés à quelque 2,6 millions d'allocataires de l'ARE (allocation d’aide au retour à l’emploi).
Concrètement, ce statu quo maintient les montants de référence et les règles en vigueur, sans changement de barème ni de seuil. Pour les personnes indemnisées, l'effet est immédiat : aucune hausse ne viendra compenser la période estivale. Pour les employeurs et les services RH, cela signifie des repères inchangés pour les simulations d'indemnisation lors des fins de contrat.
Ce qui ne change pas au 1er juillet 2026
- Pas de revalorisation annuelle des allocations en 2026.
- Barèmes de l’ARE et de l’ARE formation maintenus.
- Règle de dégressivité inchangée pour les moins de 55 ans au-delà de six mois.
Montants et paramètres maintenus
Les niveaux de base annoncés restent les mêmes. Ils se décomposent en une partie fixe et une partie proportionnelle, auxquels s’ajoutent des planchers et des règles spécifiques selon la situation de l’allocataire.
| Paramètre | Montant/ règle |
|---|---|
| Allocation journalière (référence indiquée) | 32,13 € par jour |
| Partie fixe | 13,18 € par jour indemnisé |
| Partie proportionnelle | 40,4 % de l’ancien salaire |
| ARE formation minimale | 22,99 € par jour |
Ces repères s’appliquent tels quels à compter du 1er juillet 2026. Aucun autre ajustement n’est mentionné.
Dégressivité maintenue pour les allocations élevées
La règle de dégressivité continue de s’appliquer pour les demandeurs d’emploi de moins de 55 ans dont l’allocation dépasse un certain seuil. Lorsque le montant journalier est supérieur à 92,57 € (ce qui renvoie à un salaire mensuel brut antérieur d’environ 4 940 € selon le repère donné), l’indemnité est réduite de 30 % à partir du 7e mois d’indemnisation, avec un plancher fixé à 92,57 € brut par jour, soit 2 777,10 € brut par mois. Cette mécanique reste inchangée au 1er juillet 2026.
Ce que cela change pour les demandeurs d’emploi
Pour les personnes déjà indemnisées, l’absence de revalorisation signifie que le pouvoir d’achat procuré par l’allocation ne progresse pas cet été. Les projets de formation, de mobilité ou de reprise d’activité doivent être évalués avec ces montants constants. Pour celles et ceux qui basculent en indemnisation dans les prochaines semaines, les estimations de droits peuvent être établies sur la base exacte des paramètres ci-dessus, sans aléa de revalorisation en cours de route.
Les allocataires dont le montant dépasse le seuil de 92,57 € par jour doivent intégrer la dégressivité à partir du septième mois dans leur trajectoire financière, afin d’anticiper la baisse de 30 % et le plancher applicable.
Impacts côté employeurs et services RH
Pour les entreprises, l’absence d’ajustement des barèmes facilite la lecture des coûts indirects liés aux fins de contrat et des dispositifs d’accompagnement à l’emploi. Les simulations de préavis, de ruptures ou d’aménagements de fin de mission peuvent s’appuyer sur des montants stables. Les politiques de recrutement visant des retours rapides à l’emploi restent un levier essentiel pour limiter la durée d’indemnisation, inchangée par cette absence de revalorisation.
Points de vigilance
- Vérifier le montant journalier retenu et la combinaison partie fixe + 40,4 % de l’ancien salaire.
- Identifier si le seuil de 92,57 € est dépassé et, le cas échéant, à quelle échéance s’appliquera la réduction de 30 %.
- Pour les projets de formation, intégrer l’ARE formation minimale à 22,99 € par jour.
En résumé : au 1er juillet 2026, les règles et montants de l’assurance chômage demeurent ceux déjà en vigueur. Demandeurs d’emploi et employeurs disposent d’un cadre inchangé pour la période estivale.