Le marché du travail fribourgeois affiche une amélioration saisonnière en juin : le taux de chômage s'établit à 2,5%, soit une diminution de 0,1 point par rapport au mois de mai. Les derniers chiffres publiés par le Service public de l'emploi du canton mettent en lumière un recul principalement imputable à la reprise d'activités dans les travaux publics et le bâtiment.
Des chiffres qui masquent une situation encore fragile
Sur le plan quantitatif, l'effectif des personnes inscrites au chômage s'élève à 4 539, soit 143 personnes de moins qu'en mai. Sur un an, en revanche, le nombre de chômeurs reste supérieur de 238 unités, rappelant que la décrue mensuelle ne constitue pas encore un retournement structurel du marché de l'emploi.
« Le marché du travail fribourgeois reste fragilisé par les tensions commerciales et risques géopolitiques qui dominent l’actualité internationale », indique le Service public de l'emploi.
Variations locales et demandeurs d'emploi
La décrue du chômage en juin touche quatre districts : la Sarine, la Gruyère, la Singine et la Broye. Les pourcentages communiqués sont les suivants :
- Sarine : 3,3% (-0,1 point)
- Gruyère : 2,7% (-0,1 point)
- Singine : 1,2% (-0,1 point)
- Broye : 2,5% (-0,2 point)
- Stabilité observée dans les autres districts, avec 2,3% en Glâne et 1,9% en Veveyse et dans le district du Lac.
| Indicateur | Valeur (juin) |
|---|---|
| Taux de chômage canton | 2,5% |
| Nombre de chômeurs | 4 539 |
| Demandeurs d'emploi (total) | 9 291 (taux 5,1%) |
| Taux national (Suisse) | 2,9% |
Ce que cela change pour les actifs et les employeurs
La reprise saisonnière offre un répit aux personnes inscrites et aux entreprises du bâtiment qui recrutent en urgence pour des chantiers. Pour les demandeurs d'emploi, l'ouverture de postes temporaires peut constituer une porte d'entrée vers des contrats plus stables, mais le recours massif à l'emploi saisonnier limite la visibilité sur un retour durable à l'emploi.
Les employeurs, eux, bénéficient d'une main-d'œuvre plus disponible à court terme, mais doivent rester vigilants : les tensions commerciales et les risques géopolitiques cités par l'administration cantonale peuvent rapidement peser sur les carnets de commandes et contraindre à de nouvelles révisions d'effectifs.
Enfin, malgré la baisse mensuelle, le nombre de personnes suivies (demandeurs d'emploi) reste en hausse sur un an, soulignant la nécessité de dispositifs d'accompagnement et de formation pour transformer les reprises conjoncturelles en trajectoires professionnelles durables.