Des chiffres de l'emploi inférieurs aux prévisions stimulent les marchés
La Bourse de New York a clôturé en nette hausse vendredi après la publication d'un rapport sur l'emploi américain qui s'est révélé nettement plus faible qu'attendu. Vers 14h00 GMT, le Dow Jones gagnait 0,14%, le Nasdaq progressait de 0,73% et le S&P 500 remontait de 0,30%. Les investisseurs ont interprété ces statistiques comme réduisant la probabilité d'un relèvement des taux par la Réserve fédérale lors de sa prochaine réunion.
En juillet, le marché du travail a vu une perte nette de 23 000 emplois, alors que le consensus des analystes tablait sur une hausse d'environ 83 000 postes. Les données officielles ont également enregistré une révision à la baisse des créations d'emplois pour mai et juin, pour un total de -103 000 postes révisés. Malgré ce recul des créations, le taux de chômage a légèrement diminué à 4,1%.
"On craignait qu'un rapport sur l'emploi nettement plus solide ne donne à la Fed des raisons supplémentaires de relever ses taux (...) Cependant, les chiffres d'aujourd'hui, bien plus faibles que prévu, ont écarté cette possibilité."
Cette analyse, partagée par des spécialistes cités par l'AFP, explique la réaction des marchés : un marché du travail moins chaud offre à la Fed une marge pour maintenir une politique monétaire plus prudente, équilibrant ses objectifs de plein emploi et de maîtrise de l'inflation.
Impacts sur les taux et les anticipations de politique monétaire
La perspective d'une Fed moins pressée a immédiatement allégé la tension sur le marché obligataire : le rendement des emprunts d'État à 10 ans s'établissait autour de 4,63% au moment de la publication. Les opérateurs ont révisé à la baisse leurs paris sur une hausse des taux en septembre, en attendant notamment la prochaine publication des indices d'inflation qui pourraient réorienter les anticipations.
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Dow Jones | +0,14% |
| Nasdaq | +0,73% |
| S&P 500 | +0,30% |
| Rendement 10 ans | 4,63% |
| Emplois (juillet) | -23 000 |
| Révision mai-juin | -103 000 |
| Taux de chômage | 4,1% |
Contexte géopolitique et vigilance sur l'inflation
Les marchés restent toutefois attentifs à d'autres facteurs pouvant modifier la trajectoire des taux : la guerre au Moyen-Orient et la volatilité des prix de l'énergie sont cités comme des éléments susceptibles de maintenir l'inflation à un niveau élevé. Des voix d'observateurs estiment que, si ces tensions persistent, la Fed pourrait être contrainte de reconsidérer sa posture malgré un marché du travail qui ralentit.
- Les opérateurs attendent désormais les prochaines données d'inflation, qui pourraient influer davantage sur les décisions de la Fed.
- La révision importante des mois précédents modère l'argument d'un marché du travail surchauffé.
- Les taux obligataires ont baissé, reflétant des attentes de politique monétaire moins restrictive.
En conclusion, la faiblesse inattendue des créations d'emplois a apporté un souffle d'optimisme aux marchés actions en allégeant la pression sur les taux longs. Reste que la situation demeure fragile : les prochains indicateurs économiques et les évolutions géopolitiques détermineront si cette accalmie des taux est durable. La performance passée ne préjuge pas des évolutions futures des marchés.