Des records dopés par un rapport d'emploi plus faible que prévu
La Bourse de New York a fini en hausse vendredi, avec le S&P 500 qui a signé un nouveau record de clôture, portée par des publications économiques et des résultats d'entreprises rassurants. Les investisseurs ont interprété le rapport sur l'emploi de juillet comme un signal suffisant pour envisager un ralentissement de la normalisation monétaire.
Sur la séance, le Dow Jones a gagné 151,83 points (+0,28%) pour s'établir à 54 036,93. Le S&P 500 a progressé de 47,68 points (+0,62%) à 7 757,64, tandis que le Nasdaq Composite a grimpé de 342,26 points (+1,30%) à 26 690,615.
| Indice | Clôture | Variation journalière |
|---|---|---|
| Dow Jones | 54 036,93 | +0,28% (+151,83) |
| S&P 500 | 7 757,64 | +0,62% (+47,68) |
| Nasdaq | 26 690,615 | +1,30% (+342,26) |
La semaine a été favorable aux actions américaines : le Dow a gagné 3%, le S&P 500 3,6% et le Nasdaq 5,2%, leurs meilleures progressions hebdomadaires depuis avril, selon les données provisoires de clôture.
Emploi, pétrole et Fed : les leviers de la hausse
Le rapport du département du Travail pour juillet a surpris à la baisse : 23 000 destructions d'emplois contre 80 000 créations attendues par les économistes interrogés par Reuters. Les chiffres des deux mois antérieurs ont en outre été fortement révisés à la baisse. Ce ralentissement de l'emploi réduit les craintes d'une inflation persistante et renforce l'idée que la Réserve fédérale pourrait hésiter à relever de nouveau ses taux en septembre.
"Il faut probablement baisser les taux pour stimuler la création d'emplois, mais une baisse des taux risque aussi de stimuler l'inflation. On se trouve donc dans une situation délicate mais le marché a connu une forte hausse grâce à des résultats exceptionnels"
Parallèlement, des signes d'apaisement dans le conflit au Moyen-Orient ont contribué à faire reculer les cours du pétrole, atténuant une source d'inflation potentielle. La saison des résultats trimestriels, globalement solide, a aussi tempéré les inquiétudes sur la rentabilité des investissements massifs dans l'intelligence artificielle.
Probabilités d'une hausse des taux en baisse
- Selon le baromètre CME FedWatch, la probabilité d'une hausse des taux en septembre est tombée à 44,1%, contre 55% la veille et 67% une semaine plus tôt.
- La réaction des marchés reflète l'équilibre délicat entre croissance, marché du travail et inflation.
Si ces éléments ont soutenu la progression des indices, il convient de rappeler que la performance passée ne préjuge pas des résultats futurs. Les investisseurs devront rester attentifs aux prochains indicateurs macroéconomiques, aux décisions et aux orientations de la Fed, ainsi qu'à l'évolution du contexte géopolitique et des publications d'entreprises qui continueront de peser sur les valuations.