Un contexte fiscal robuste et un e‑commerce en très forte activité
Le rapport annuel du SPF Finances livre un double constat : d’une part, des recettes publiques élevées et en progression ; d’autre part, un trafic d’envois liés à l’e‑commerce qui a atteint des niveaux exceptionnels en 2025. Au total, l’administration fédérale a encaissé 157,5 milliards d’euros de recettes, dont 153,1 milliards issus de la fiscalité.
Dans ce paysage, la douane belge a traité 1,3 milliard de déclarations liées au commerce en ligne sur l’année 2025 — soit une moyenne de 3,6 millions de déclarations par jour. Le rapport note déjà une accélération au début de 2026, avec un pic enregistré en janvier à 4,7 millions de déclarations quotidiennes, signe que la dynamique ne faiblit pas.
Moins de saisies, mêmes origines : l’enjeu de la contrefaçon
Sur le volet de la lutte contre la contrefaçon, les services douaniers remarquent une diminution du nombre de produits saisis en 2025. Cette tendance peut sembler encourageante mais soulève plusieurs interrogations pour les services marketing et juridiques des entreprises : s’agit‑il d’une vraie décrue des flux illicites, d’une modification des itinéraires logistiques, ou d’un simple effet d’engorgement des capacités de contrôle face à l’explosion des volumes ?
- Origine principale : la Chine demeure le premier pays d’origine des produits saisis.
- Pression sur les contrôles : hausse quotidienne des déclarations, risque d’effets d’échelle pour la détection.
- Conséquences pour les marques : exposition accrue au risque réputationnel et aux pertes commerciales si les saisies ne suivent pas la croissance des flux.
Impacts pratiques pour les professionnels du marketing
Pour les directions marketing et conformité, ces données imposent plusieurs réponses. La multiplication des envois et la complexité des chaînes logistiques exigent un renforcement des dispositifs de surveillance des marchés et des partenariats plus étroits avec les autorités douanières. Les marques doivent intensifier la traçabilité des produits, optimiser les signalements automatisés sur les plateformes de vente et consolider leurs preuves de propriété intellectuelle pour accélérer les procédures de retrait.
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Recettes totales 2025 | 157,5 milliards € |
| Recettes fiscales 2025 | 153,1 milliards € |
| Déclarations e‑commerce 2025 (annuel) | 1,3 milliard |
| Moyenne quotidienne 2025 | 3,6 millions |
| Pic enregistré (janv. 2026) | 4,7 millions/jour |
Vers quelles réponses institutionnelles et industrielles ?
Si la baisse des saisies peut laisser penser à un recul de l’offre illicite, les chiffres d’activité douanière invitent plutôt à la prudence. L’augmentation soutenue des flux impose d’augmenter l’efficacité des contrôles : ciblage par intelligence des données, renforcement des capacités d’analyse en amont des envois, et coopération européenne renforcée pour traiter les points d’origine. Pour les acteurs privés, la vigilance s’impose : adaptation des stratégies anti‑contrefaçon, investissements dans la protection numérique des listes produits et renforcement des accords avec les marketplaces.
À court terme, l’équilibre entre volume traité et efficacité des saisies restera déterminant pour la protection des consommateurs et la santé économique des marques exposées aux produits contrefaits.