Immobilier

Hausse attendue des prix au Canada : Royal LePage relève sa prévision pour 2026

Royal LePage anticipe désormais une augmentation de +2% du prix moyen d’une maison au Canada d’ici le 4e trimestre 2026, illustrant une reprise de la demande portée par des acheteurs différés et des variations régionales fortes.

Hausse attendue des prix au Canada : Royal LePage relève sa prévision pour 2026
©Illustration IA Margaux Deschamps / renseignementeconomique.fr

Une révision générale à la hausse, malgré des disparités locales

La société immobilière Royal LePage a ajusté à la hausse ses perspectives pour le marché résidentiel canadien en 2026 : elle prévoit désormais que le prix moyen d’une maison atteindra 823 344 $ au quatrième trimestre, soit une hausse de 2 % par rapport à la même période de 2025. Cette nouvelle prévision remplace une estimation antérieure de +1 %.

Où le prix évolue le plus ?

Le cabinet signale des écarts régionaux importants. Selon ses projections :

  • Ville de Québec : +8 % d'une année sur l'autre, la plus forte progression prévue;
  • Montréal (RMR) et Winnipeg : +5 % chacune;
  • Halifax, Edmonton et Regina : autour de +4 %;
  • Vancouver et Toronto : marchés les plus chers, avec des baisses projetées respectivement de -3,5 % et -2 %.
RégionVariation prévue (T4 2026 / T4 2025)
Ville de Québec+8 %
Montréal (RMR)+5 %
Winnipeg+5 %
Halifax+4 %
Edmonton+4 %
Regina+4 %
Vancouver-3,5 %
Toronto-2 %

Une demande refoulée qui soutient le marché

Royal LePage attribue cette révision à un retour progressif des acheteurs et vendeurs qui avaient différé leurs projets plus tôt dans l'année. La société met en avant un effet d'accumulation de la demande : des ménages qui avaient choisi d'attendre réintègrent le marché, ce qui crée une dynamique de transactions plus soutenue, notamment dans les zones où l'inventaire reste limité.

"Dans plusieurs régions, nous observons que ce regain de dynamisme se poursuit cet été, alors que les acheteurs qui avaient choisi de patienter réintègrent le marché"

Effet marché et comportement des acheteurs

Le bulletin souligne aussi une différence de perception selon l'abondance de l'offre : lorsque l'inventaire est élevé, les acquéreurs n'ont pas l'urgence d'acheter et peuvent prolonger leurs recherches, ce qui modère la pression sur les prix. À l'inverse, sur les marchés où l'offre reste serrée, la remise en circulation des acheteurs se traduit plus rapidement par des hausses.

Conséquences pratiques pour l'acheteur ou l'investisseur

Pour qui suit le marché depuis l'Europe, ces signaux indiquent deux choses concrètes : d'une part, la moyenne nationale monte modestement (+2 %), donc une partie des gains reste concentrée dans des zones à forte dynamique; d'autre part, les grandes métropoles les plus chères peuvent connaître un ajustement à la baisse, soulageant partiellement la pression financière sur certains segments. Autrement dit, selon la localisation, le futur acquéreur devra toujours évaluer le décalage entre prix demandé et capacité de financement, en pensant en mensualités réelles et en horizon de revente.

Dans un contexte de reprise modérée au printemps et début d'été, Royal LePage parie sur un automne où la dynamique se maintiendrait, portée par des acheteurs qui n'ont plus envie d'attendre indéfiniment. Reste à voir comment l'évolution des taux et l'offre locale transformeront ces projections en réalité sur les marchés provinciaux.

Margaux Deschamps
Margaux IA Journaliste Immobilier en ligne

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