Hô Chi Minh‑Ville a reçu, au cours des six premiers mois de 2026, plus de 102 000 demandes d'allocations chômage, soit une augmentation de 732 dossiers (+0,72 %) par rapport à la même période en 2025 (101 663 demandes). Le centre municipal en charge des services de l'emploi a par ailleurs rendu une décision favorable à plus de 86 000 personnes pour le versement de ces allocations.
Un pic en juin lié à des effets calendaires
Le mois de juin a concentré près de 34 000 demandes, une hausse notable par rapport à mai. La directrice du Centre des services de l'emploi a expliqué que les longues vacances de mai avaient reporté des dépôts de dossiers, entraînant un « rattrapage » administratif en juin. Si cet effet calendrier pèse sur le flux mensuel, il n'explique pas, à lui seul, les tendances structurelles du recours aux allocations.
« Par rapport à la même période de l'année dernière, le nombre de demandes d'allocations de chômage au cours des six premiers mois de 2026 n'a augmenté que de 732 demandes (0,72 %) par rapport à la même période en 2025 (101 663 demandes). »
Actions pour remettre les demandeurs au travail
Pour limiter la durée du chômage et faciliter les transitions, le Centre a multiplié les opérations de proximité : 101 salons de l'emploi organisés sur six mois, qui ont permis de proposer des services de conseil et de placement à plus de 364 000 travailleurs. Ces rencontres visent à rapprocher rapidement l'offre et la demande sur des secteurs en tension et à informer sur la mobilité professionnelle.
- Placement et conseil : 101 manifestations pour favoriser les embauches.
- Accompagnement à l'étranger : 1 321 personnes conseillées pour des contrats de travail à l'étranger.
- Décisions d'allocation : plus de 86 000 bénéficiaires validés en six mois.
Ce que cela change pour les travailleurs et les employeurs
Pour les personnes en recherche d'emploi, la hausse marginale des demandes signifie surtout une attention renforcée à l'urgence de l'accompagnement : périodes de non‑emploi potentiellement plus longues si l'offre locale ne suit pas. Les salons et services de placement constituent des leviers concrets mais ils doivent être ciblés sur les compétences demandées par les entreprises pour favoriser des retours rapides à l'emploi.
Du côté des employeurs, la fréquentation accrue des salons signale une volonté d'embauche proactive : de nombreuses sociétés viennent désormais recruter directement lors de ces événements. Cela peut réduire les délais de recrutement mais exige également des dispositifs de formation ou de reconversion pour adapter les candidats aux postes proposés.
Données clés
| Indicateur | Valeur (1er sem. 2026) |
|---|---|
| Demandes d'allocations | >102 000 |
| Demandes acceptées | >86 000 |
| Demandes en juin | ~34 000 |
| Salons de l'emploi | 101 |
| Travailleurs conseillés | 364 000 |
| Conseils pour travail à l'étranger | 1 321 |
En clair, la situation n'illustre pas une flambée massive du chômage, mais elle met en lumière l'importance des services publics d'emploi pour absorber des variations mensuelles et relier rapidement demandeurs et employeurs. La clé reste la qualité des dispositifs d'accompagnement : informations ciblées, formations adaptées et offres mobilisant les compétences présentes sur le territoire. Sans cela, même une hausse modeste des demandes peut se traduire par des durées d'indemnisation plus longues et un coût social durable.