Un dispositif pour passer de l’informel au formel
La Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Kaolack (CCIAK) a achevé la première cohorte du programme Passerelle PME, destiné à accompagner la transformation d’activités informelles en entreprises reconnues juridiquement. Trente entrepreneurs de la région ont bénéficié d’une série de formalités administratives et d’outils de pilotage pour mieux structurer leurs activités économiques.
Documents et outils remis
Les bénéficiaires ont obtenu des pièces essentielles à l’exercice formel de leur activité : le Registre du commerce et du crédit mobilier (RCCM), le NINEA (Numéro d’identification nationale des entreprises et associations) et des instruments de gestion destinés à améliorer l’organisation et la performance de leurs entreprises.
| Éléments délivrés | Objectif |
|---|---|
| RCCM | Légaliser l’activité et permettre les relations commerciales formelles |
| NINEA | Identifier fiscalement l’entreprise |
| Outils de gestion | Suivi comptable et facturation, amélioration de la performance |
Des secteurs variés, des impacts attendus
Les bénéficiaires exercent dans des métiers aussi divers que la mécanique, la climatisation, la couture, la maçonnerie et l’électricité. Selon la CCIAK, la formalisation doit permettre non seulement une meilleure traçabilité des activités mais aussi une montée en qualité des prestations et un accès facilité aux marchés et au financement.
"Notre ambition est de créer des milliers d’entrepreneurs... Je veux voir, dans deux à cinq ans, les bénéficiaires créer des emplois pour soutenir l’économie locale", a déclaré Serigne Mboup, président de la CCIAK.
Conséquences pour les entreprises et l’économie locale
- Pour les entrepreneurs : reconnaissance juridique, facturation formelle et outils professionnels pour piloter l’activité.
- Pour le tissu économique : potentiel d’emplois supplémentaires si les entreprises se développent et recrutent.
- Pour les clients : garanties accrues et accessibilité à des services plus standardisés.
Les témoignages recueillis auprès de bénéficiaires indiquent des effets immédiats : carnets de factures, meilleurs outils de gestion et une « reconnaissance juridique » qui facilite la relation avec les clients. La CCIAK, via son Centre de gestion consulaire, entend dupliquer le modèle afin d’accompagner davantage de porteurs de projets.
Enjeux à moyen terme
La réussite du dispositif dépendra de la capacité des entrepreneurs à transformer la formalisation administrative en croissance pérenne : accès au financement, montée en compétence en gestion commerciale et insertion dans des chaînes de valeur locales ou régionales. Si ces leviers fonctionnent, le programme pourrait contribuer durablement à la structuration du secteur informel et à la création d’emplois à Kaolack.