Une première depuis 2021 : le panier de courses marque un recul
Pour la première fois depuis le début de son suivi en 2021, l'organisation de consommateurs Testachats enregistre une inflation négative sur le panier de courses en juin, à -0,41 %. Le résultat intervient malgré un contexte international tendu et des hausses dans d'autres secteurs comme l'énergie.
Ce qui baisse, ce qui monte : des écarts importants selon les familles de produits
Le relevé porte sur les prix observés dans un panel de chaînes alimentaires (Albert Heijn, Carrefour, Colruyt, Delhaize, Aldi et Lidl) et repose sur plus de 3 000 prix collectés en magasin. Les évolutions ne sont pas homogènes : certains postes s'allègent, d'autres continuent d'alourdir la facture.
- Baisse marquée : légumes -5 %, fruits -3 %, surgelés -3 %, poisson -2 %, alimentation pour animaux -1 %.
- Hausse notable : boissons alcoolisées +3 %, viande +2,5 % — l'agneau en tête avec une augmentation locale importante.
| Catégorie | Évolution en juin |
|---|---|
| Légumes | -5 % |
| Fruits | -3 % |
| Surgelés | -3 % |
| Poisson | -2 % |
| Alimentation pour animaux | -1 % |
| Boissons alcoolisées | +3 % |
| Viande | +2,5 % |
Un regard sur la frontière : des économies possibles
Testachats note aussi des différences de prix entre la France et ses pays voisins. D'après l'organisation, plusieurs catégories, notamment les produits d'entretien, les boissons non alcoolisées et l'eau, sont nettement moins chères « de l’autre côté de la frontière ». Pour l'alimentation, les écarts sur fruits et légumes sont plus modestes mais restent suffisants pour que certains consommateurs fassent leurs comptes et envisagent des achats transfrontaliers.
« Les produits d’entretien, les boissons non alcoolisées et l’eau, notamment, sont nettement moins chers de l’autre côté de la frontière. Pour l’alimentation, les fruits et légumes, les différences de prix sont un peu moins importantes, mais permettent néanmoins de faire des économies »
Conséquences pour le pouvoir d'achat
Une inflation globale négative sur le panier de courses signifie que, sur certains postes alimentaires, les ménages peuvent retrouver un peu de marge de manœuvre. En pratique, l'impact varie fortement selon le contenu du chariot : un foyer consommant beaucoup de légumes et fruits profitera davantage de ces baisses qu'un foyer pour qui la viande et les boissons alcoolisées pèsent lourd dans le budget courses. Testachats ne fournit pas d'estimation monétaire moyenne par foyer dans son communiqué ; l'effet réel dépendra donc des pratiques d'achat individuelles et des enseignes fréquentées.
Un signal encourageant mais fragile
Cette détente des prix alimentaires est une bonne nouvelle pour le pouvoir d'achat à court terme, mais elle coexiste avec des pressions inflationnistes ailleurs, notamment sur les carburants et le gaz. Les consommateurs restent donc exposés à des variations selon les marchés et les saisons. Le suivi continu des prix par Testachats permettra de voir si cette tendance négative se confirme dans les prochains mois ou s'il s'agit d'un répit passager.