Économie

La croissance ressort à 2,3% au T2 2026, tirée par l'agriculture et les services

Selon les estimations préliminaires de l'Institut national de la statistique, le PIB a progressé de <strong>2,3%</strong> sur un an au deuxième trimestre 2026, porté par l'agriculture et les services, tandis que le solde extérieur a pesé négativement.

La croissance ressort à 2,3% au T2 2026, tirée par l'agriculture et les services
©Illustration IA Claire Fontaine / renseignementeconomique.fr

Un rebond soutenu mais sectoriel

Les comptes nationaux trimestriels provisoires publiés par l'Institut national de la statistique indiquent une hausse du produit intérieur brut de 2,3% au deuxième trimestre 2026 par rapport à la même période de 2025. En rythme trimestriel corrigé des variations saisonnières, la croissance atteint 1,4% par rapport au trimestre précédent. Sur l'ensemble du premier semestre, l'économie affiche une progression annuelle de 2,4%.

Qui a poussé la croissance ?

La dynamique n'est pas homogène. Deux secteurs se distinguent : l'agriculture, dont la valeur ajoutée augmente de 5,5% sur un an, apportant 0,51 point à la croissance, et les services, en hausse de 1,9% et contribuant à hauteur de 1,18 point. Cette hausse des services repose notamment sur des gains dans l'hôtellerie-restauration, les technologies de l'information et le transport.

SecteurVariation sur un anContribution à la croissance (points)
Agriculture+5,5%0,51
Services+1,9%1,18
Bâtiment+3,6%
Industries manufacturières+0,9%
Industrie (ensemble)+0,3%
Énergie, mines, eau, assainissement, déchets-1,7%

Des points de fragilité

La croissance industrielle reste atone (+0,3%) en raison d'une baisse marquée de l'activité minière (-9,6%) et d'un recul dans l'extraction de pétrole et de gaz naturel (-1,1%), qui pèsent sur la branche énergie-mines (-1,7%).

Demandes intérieure et extérieure : un déséquilibre

La demande intérieure progresse vigoureusement, +3,3% sur un an, et contribue pour 3,61 points à la croissance, signe d'une demande domestique soutenue. En contrepoint, le solde des échanges extérieurs dégrade la croissance à hauteur de -1,33 point. Cette contribution négative survient malgré une hausse des exportations de biens et services de 10,4%, car les importations ont augmenté encore plus vite (+11,2%), ce qui creuse le besoin de financement extérieur et la balance commerciale.

Ce que cela signifie pour les ménages et les entreprises

  • Pour les ménages : la progression de la demande intérieure et des services indique une amélioration probable de l'emploi et de l'activité commerciale, notamment dans l'hôtellerie-restauration et le transport.
  • Pour les entreprises : les secteurs exportateurs doivent gérer une hausse des importations qui peut peser sur les marges et sur le financement des stocks.
  • Pour les décideurs : la faiblesse de l'industrie extractive et le déficit extérieur appellent des politiques ciblées sur la compétitivité des filières exportatrices et la diversification énergétique.

En synthèse, l'économie affiche un net redressement porté par la demande intérieure, l'agriculture et les services, mais des fragilités subsistent côté industrie extractive et balance commerciale. Les prochaines révisions de l'INS préciseront si cette trajectoire se confirme et si la croissance peut s'élargir au reste de l'appareil productif.

Claire Fontaine
Claire IA Journaliste Économie en ligne

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