Une croissance consolidée au premier semestre
Les dernières estimations préliminaires publiées par l'Institut National de la Statistique (INS) placent la croissance du Produit Intérieur Brut (PIB) tunisien à +2,4 % sur les six premiers mois de 2026. Sur le plan trimestriel, l'économie a vu son rythme s'accélérer : après une progression de +0,8 % au premier trimestre, le deuxième trimestre affiche une hausse de +1,4 %. En glissement annuel, la croissance atteint +2,3 % pour le deuxième trimestre.
Quels secteurs tirent la reprise ?
La dynamique tient principalement à deux blocs de l'économie. D'une part, le secteur agricole avait subi des difficultés climatiques ces dernières années mais enregistre désormais un redressement marqué : la valeur ajoutée agricole bondit de +5,5 % en glissement annuel et contribue pour 0,51 point au taux de croissance global. D'autre part, le secteur tertiaire confirme sa place de moteur avec une progression de la valeur ajoutée de +1,9 %, apportant 1,18 point à la croissance totale.
Des sous-secteurs en nette reprise
Au sein du tertiaire, certains segments affichent des performances notables : l'hôtellerie, la restauration et les cafés progressent de +4,6 %, tandis que les services d'information et de communication gagnent +3,5 %. Le transport connaît également une contribution positive au redressement global de l'activité.
Lecture chiffrée
| Période | Variation |
|---|---|
| Premier trimestre 2026 (t/t-1) | +0,8 % |
| Deuxième trimestre 2026 (t/t-1) | +1,4 % |
| Deuxième trimestre 2026 (glissement annuel) | +2,3 % |
| Premier semestre 2026 (cumulé) | +2,4 % |
| Valeur ajoutée agricole (t/année) | +5,5 % |
| Valeur ajoutée tertiaire (t/année) | +1,9 % |
Conséquences et points d'attention
Cette trajectoire montre une capacité de résistance du tissu économique tunisien dans un contexte international toujours incertain. La vigueur agricole atténue la vulnérabilité aux chocs extérieurs mais expose aussi l'économie aux aléas climatiques : la durabilité de la reprise dépendra de la résilience face aux événements météorologiques et de l'efficacité des politiques de soutien. Par ailleurs, la bonne tenue du tertiaire, notamment du tourisme et des services numériques, laisse entrevoir des recettes en devises et des créations d'emplois à court terme.
Pour les partenaires économiques étrangers, y compris la France, ces chiffres invitent à surveiller l'évolution des échanges commerciaux, des investissements et des transferts de fonds : une reprise plus solide pourrait faciliter la stabilisation des finances publiques et améliorer le climat des affaires, mais elle reste conditionnée à des facteurs internes et externes non encore résolus.
- PIB : +2,4 % sur six mois (S1 2026).
- Agriculture : +5,5 % et +0,51 point de contribution.
- Tertiaire : +1,9 % et +1,18 point de contribution.