La Tunisie confirmée parmi les plus prospères d'Afrique selon Legatum 2026
Dans la nouvelle édition 2026 de l'Indice mondial de prospérité publié par le Legatum Institute, la Tunisie arrive au 75e rang parmi 167 pays évalués. Elle se classe ainsi 3e sur le continent africain, derrière l'Île-Maurice et le Botswana, et devant des États comme le Maroc, la Namibie, l'Algérie ou l'Afrique du Sud.
Une approche qui redéfinit la notion de prospérité
Le rapport souligne que la prospérité ne se résume pas au seul produit intérieur brut. Elle inclut la qualité des institutions, l'accès aux soins et à l'éducation, les libertés individuelles, la sécurité, les opportunités économiques et la cohésion sociale. Pour mieux refléter cette réalité, l'édition 2026 adopte une nouvelle méthode de calcul, dite « p-mean », conçue pour éviter qu'une excellente performance dans un domaine n'efface des faiblesses majeures dans d'autres domaines.
Trois dimensions et dix piliers pour mesurer la qualité de vie
L'indice s'articule autour de trois grandes dimensions — développement, liberté et société — déclinées en dix piliers qui couvrent notamment :
- la santé et l'éducation,
- les conditions de vie et la gouvernance,
- l'environnement des affaires et la liberté économique,
- la sécurité et le capital social.
Ce que signifie le rang tunisien
Le positionnement de la Tunisie reflète des performances équilibrées sur plusieurs volets mais aussi des marges de progression : le nouveau calcul limite la possibilité pour la croissance économique de masquer des déficits en gouvernance ou en cohésion sociale. Concrètement, un pays peut afficher une dynamique économique tout en étant pénalisé si ses institutions restent fragiles ou si les inégalités sociales rendent la prospérité inégale.
Classement africain (extrait)
Parmi les pays africains cités dans le rapport, le Legatum Institute distingue des positions contrastées. Le tableau ci-dessous reprend l'ordre relatif mentionné dans la source :
| Rang africain | Pays |
|---|---|
| 1 | Île-Maurice |
| 2 | Botswana |
| 3 | Tunisie |
| — | Maroc |
| — | Namibie |
| — | Algérie |
| — | Afrique du Sud |
| — | Ghana |
| — | Gabon |
| — | Sénégal |
Conséquences et pistes pour les décideurs
Au-delà de la communication du rang, la portée du rapport tient à son message méthodologique : la prospérité durable exige un progrès simultané sur les volets économique, institutionnel et social. Pour les responsables publics et les investisseurs, cela signifie :
- metteur l'accent sur la qualité des institutions et la lutte contre les fractures sociales,
- renforcer l'accès aux services publics (santé, éducation) pour consolider le capital humain,
- évaluer les politiques économiques non seulement sur la croissance, mais sur leur capacité à améliorer la résilience et l'équité.
La révision méthodologique du Legatum Institute invite en conséquence à privilégier des réformes transversales plutôt que des succès sectoriels isolés : un gain ponctuel dans l'une des dix composantes ne saurait suffire à garantir une prospérité stable et partagée.