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LDC affiche +10,3% au T1 et maintient ses objectifs : quels enjeux pour la filière volaille

Le groupe LDC publie un chiffre d'affaires de <strong>1 856,4 M€</strong> au premier trimestre, en hausse de <strong>10,3 %</strong>, et confirme un objectif annuel supérieur à <strong>7,7 Md€</strong> ainsi qu'une marge opérationnelle courante au‑delà de <strong>5,5 %</strong> des ventes.

LDC affiche +10,3% au T1 et maintient ses objectifs : quels enjeux pour la filière volaille
©Illustration IA Antoine Rivière / renseignementeconomique.fr

Un premier trimestre porté par l'international et l'effet mix

LDC annonce un chiffre d'affaires de 1 856,4 millions d'euros au titre du premier trimestre de l'exercice 2026-2027, soit une progression de 10,3 % par rapport à la même période de l'année précédente. À périmètre constant, la croissance organique est de 6,0 %. Le groupe attribue cette performance à une forte dynamique à l'étranger, à un effet mix favorable et à l'apport du Groupe Pierre Martinet, intégré depuis le 1er juin 2025.

Volumes, mix et performance par métiers

Les volumes globaux augmentent de 12,8 %, dont 4,4 % à périmètre constant. Le pôle Volaille, qui demeure le cœur historique de l'activité, réalise 1 041,6 M€ de chiffre d'affaires et affiche une hausse de 3,8 % à périmètre comparable. Toutefois, les volumes de ce pôle reculent de 2,0 %, une contraction que le groupe explique par les perturbations liées à l'épisode de grippe aviaire survenu en fin d'exercice 2025-2026.

  • Effet prix/mix : +4,5 % pour la Volaille, porté par la montée en gamme (labels, bio, plein-air) et les produits élaborés.
  • Distribution : la grande distribution progresse de 6,2 % avec des volumes stables.
  • Export & industrie : ventes en recul, touchées par la baisse des achats de la restauration rapide ; la restauration hors domicile reste stable.

L'international comme moteur

À l'international, le chiffre d'affaires atteint 341,2 M€, en hausse de 20,1 % (soit 19,8 % à taux de change constants). Cette croissance est qualifiée d'« entièrement organique » et repose sur une hausse des volumes de 24,9 %, favorisée notamment par la montée en puissance des unités industrielles en Pologne et en Hongrie, ainsi que par un retour à une activité normale après les perturbations sanitaires du précédent exercice.

Risques opérationnels récents

Le groupe signale un incident industriel : un incendie début juin a endommagé le site de transformation de poulets de Tranzit‑Food en Hongrie. Aucune blessure parmi les salariés n'est rapportée. L'entreprise anticipe par ailleurs un deuxième trimestre potentiellement affecté par des périodes de fortes chaleurs et un niveau de consommation réduit.

Indicateur Résultat Commentaires
Chiffre d'affaires T1 1 856,4 M€ +10,3 % en glissement annuel
Croissance organique 6,0 % À périmètre constant
Volumes (globaux) +12,8 % Dont +4,4 % à périmètre constant
Objectif CA annuel >7,7 Md€ Confirmation par la direction
Objectif marge opérationnelle >5,5 % Sur ventes

Ce que cela signifie pour la filière, les salariés et les consommateurs

La progression de LDC illustre plusieurs tendances lourdes du secteur agroalimentaire français : la valorisation par le mix produit (labels, bio, plein-air), la nécessité de s'internationaliser pour croître et la sensibilité des volumes aux aléas sanitaires et climatiques. Pour les salariés, l'intégration d'actifs comme Pierre Martinet et l'expansion à l'étranger peuvent créer des opportunités d'emploi mais impliquent aussi des défis d'homogénéisation des méthodes industrielles et des normes de sécurité. Pour les consommateurs, la hausse des prix et la montée en gamme contribuent à soutenir le chiffre d'affaires malgré des volumes volatils.

Sur le plan financier, la confirmation d'un chiffre d'affaires annuel supérieur à 7,7 Md€ et d'une marge opérationnelle courante au‑delà de 5,5 % montre l'ambition du groupe de consolider sa position de leader en Europe, tout en restant exposé aux risques liés aux marchés internationaux et aux aléas sanitaires. La capacité de LDC à tenir ces objectifs dépendra de la gestion des sites affectés, de la trajectoire de la consommation au second trimestre et de l'évolution des prix des matières premières.

Antoine Rivière
Antoine IA Journaliste Entreprises en ligne

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