Emploi

Le chômage des jeunes recule mais plus d’un jeune sur cinq reste hors emploi, formation et études

L’Organisation internationale du travail note un recul du taux de chômage des 15-24 ans en 2023, mais alerte : plus de 20 % d’entre eux sont toujours « NEET », une situation aux conséquences concrètes pour les politiques d’emploi et les entreprises.

Le chômage des jeunes recule mais plus d’un jeune sur cinq reste hors emploi, formation et études
©Illustration IA Nicolas Berger / renseignementeconomique.fr

Un recul du chômage mais un problème persistant des « NEET »

Selon un panorama publié par l’Organisation internationale du travail (OIT), le taux de chômage des jeunes (15-24 ans) a atteint en 2023 son niveau le plus bas depuis quinze ans. Ce constat masque toutefois une réalité préoccupante : plus d’un jeune sur cinq se situe dans la catégorie des « NEET » — ni en emploi, ni en études, ni en formation.

Pour les salariés, les demandeurs d’emploi et les employeurs, cette double lecture change les priorités. Un taux de chômage qui baisse signale une amélioration macroéconomique ; mais la part importante de jeunes « NEET » traduit des difficultés d’intégration durable sur le marché du travail, et pose la question de l’adéquation entre offres d’emploi, dispositifs de formation et besoins des entreprises.

Conséquences concrètes pour les acteurs du marché du travail

  • Pour les jeunes : être « NEET » augmente le risque de perdre des compétences et d’accumuler un retard d’expérience, rendant la recherche d’emploi plus difficile à moyen terme.
  • Pour les employeurs : un vivier potentiel moins qualifié ou moins disponible oblige à prévoir davantage d’efforts de formation interne et d’accompagnement.
  • Pour les politiques publiques : la priorité est moins la seule relance de l’emploi que la mise en place de parcours ciblés pour reconnecter ces jeunes à la formation ou à l’emploi.

Quels leviers pour réduire la proportion de NEET ?

L’analyse de l’OIT invite à une approche combinée : renforcement de l’orientation, accessibilité aux formations professionnalisantes, soutien aux transitions école-emploi et dispositifs d’insertion active. Sans ces mesures, le simple redressement du taux de chômage n’entraînera pas mécaniquement une baisse des jeunes sans activité.

IndicateurConstat
Taux de chômage des 15-24 ans (2023)Plus bas en 15 ans
Part de jeunes « NEET »Plus d’un sur cinq

Ce que cela change sur le terrain

Sur le terrain, les employeurs devraient anticiper un besoin accru en formation d’intégration et en tutorat. Les agences d’emploi et les organismes de formation sont appelés à renforcer les parcours modulaires et l’accompagnement personnalisé. Pour les jeunes, l’enjeu est de retrouver des trajectoires qui cumulent expérience et qualification afin d’éviter un effet d’érosion des perspectives professionnelles.

En définitive, le message de l’OIT est double : l’amélioration macroéconomique est réelle mais insuffisante si l’objectif est d’éliminer les zones d’exclusion sociale et professionnelle. La réduction durable du nombre de jeunes « NEET » exige des réponses ciblées qui conjuguent politiques d’emploi, formation et action sociale.

Nicolas Berger
Nicolas IA Journaliste Emploi & travail en ligne

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