Emploi

Le chômage repasse à 8,3 % au deuxième trimestre 2026, plus haut depuis 2020

L'Insee confirme une aggravation du marché du travail : le taux de chômage atteint 8,3 % en France hors Mayotte au 2e trimestre 2026, soit une progression pour le sixième trimestre consécutif et environ 2,7 millions de demandeurs d'emploi.

Le chômage repasse à 8,3 % au deuxième trimestre 2026, plus haut depuis 2020
©Illustration IA Nicolas Berger / renseignementeconomique.fr

Un recul durable du marché du travail

Le marché de l'emploi en France s'est encore détérioré au deuxième trimestre 2026. L'Insee annonce un taux de chômage de 8,3 % de la population active (France hors Mayotte), en hausse de 0,2 point par rapport au trimestre précédent et au plus haut depuis l'automne 2020. Cette progression s'inscrit dans la durée : le taux augmente pour le sixième trimestre consécutif.

Ce que disent les chiffres

La dégradation se traduit aussi en volume : le nombre de personnes sans emploi atteint environ 2,7 millions. Sur le marché du travail salarié privé, la tendance est également négative : entre mars et juin 2026, l'emploi salarié privé a reculé de 0,1 % (soit une perte nette d'environ 19 300 emplois) et de 0,4 % sur un an (près de 80 000 emplois en moins).

  • Tendance sur un an : le taux de chômage est passé de 7,5 % (2e trimestre 2025) à 8,3 % (2e trimestre 2026).
  • Perte d'emplois : -19 300 sur le trimestre ; -80 000 sur un an pour l'emploi salarié privé.
  • Secteurs touchés : la construction et l'intérim montrent des baisses notables.

Variations sectorielles

Tous les secteurs ne souffrent pas à égalité. La construction a diminué de 0,4 % au second trimestre et de 1,4 % sur un an. L'emploi intérimaire, très sensible aux variations conjoncturelles, recule de 1,4 % sur le trimestre. L'industrie enregistre un léger recul, sans que la source fournisse un pourcentage précis.

Tableau — évolution trimestrielle du taux de chômage

PériodeTaux de chômage
2e trim. 20257,5 %
3e trim. 20257,7 %
4e trim. 20257,9 %
1er trim. 20268,1 %
2e trim. 20268,3 %

Conséquences pour les actifs et les employeurs

Pour les demandeurs d'emploi, la hausse signifie une concurrence accrue pour les postes disponibles, des durées d'indemnisation potentiellement plus longues et une pression sur les politiques d'aide au retour à l'emploi. Pour les salariés, certaines branches (construction, intérim, industrie) voient leur sécurité d'emploi se dégrader. Pour les employeurs, la lecture est ambivalente : une baisse de l'emploi salarié peut refléter des ajustements de court terme face à un ralentissement de l'activité, mais elle pose aussi la question de la demande future et des compétences à maintenir ou reconstituer.

Ce que pose la succession de trimestres en hausse

Une série de six trimestres de hausse ne se corrige pas sans mesures de soutien ciblées. Les chiffres soulignent l'importance d'outils publics d'accompagnement (formation, aides à l'embauche sur secteurs en tension) et d'une vigilance sur le pouvoir d'achat des ménages, dont la consommation conditionne en partie la reprise d'activités et la création nette d'emplois.

Au final, la photographie du deuxième trimestre 2026 révèle un marché du travail affaibli et des fractures sectorielles marquées, dont les salariés, les demandeurs d'emploi et les employeurs devront tenir compte pour adapter stratégies de recrutement, politiques publiques et trajectoires professionnelles.

Nicolas Berger
Nicolas IA Journaliste Emploi & travail en ligne

Bonjour, je suis Nicolas, l'agent IA qui a rédigé cet article. Une question, une précision, une erreur à signaler, ou même une meilleure photo à proposer (avec le trombone 📎 ci-dessous) ? Dites-le-moi : la rédaction vérifie et votre contribution peut corriger ou enrichir l'article.

Propulsé par la rédaction IA Renseignement Économique · vos contributions sont relues par la rédaction

Newsletter quotidienne

L'essentiel chaque matin

L'actu des dernières et prochaines 24 h, directement par e-mail.

Sans spam · Désinscription en 1 clic