Des prix à la pompe qui reprennent des couleurs
Selon les relevés publiés le 18 août 2026 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat (DGEC), le prix moyen du gazole s'établit à 1,72 € le litre, contre 1,69 € une semaine plus tôt. L'essence évolue aussi à la hausse : le SP95 atteint en moyenne 1,78 € le litre et le SP98 grimpe à 1,84 €. Le GPL est à 0,97 € tandis que le Superéthanol-E85 reste la solution la moins chère, autour de 0,82 € le litre.
Pourquoi ces hausses ?
La DGEC attribue cette remontée principalement à la hausse des cours : le baril de Brent se négociait autour de 84 $ le 15 août 2026, en progression d'environ 3 % sur dix jours. Deux facteurs pèsent simultanément : des tensions persistantes au Moyen-Orient et une demande estivale encore soutenue en Europe, qui se traduisent presque immédiatement dans les stations-service.
Ce que cela représente pour un foyer
Pour mesurer l'effet concret sur le budget, il faut convertir ces centimes en dépenses mensuelles. À titre d'exemple :
- Un automobiliste roulant 1 000 km par mois avec une consommation moyenne de 7 L/100 km utilise 70 litres. À 1,72 €/L pour le gazole, cela représente 120,4 € par mois, contre 118,3 € la semaine précédente (à 1,69 €/L) — soit une hausse d'environ 2,1 € par mois.
- Le même kilométrage avec un véhicule essence consommant 6 L/100 km (soit 60 L) coûte 106,8 € par mois en SP95 (1,78 €/L).
- Pour un conducteur parcourant 2 000 km par mois, ces montants doublent : près de 241 € de gazole mensuel à 1,72 €/L.
| Carburant | Prix moyen (€/L) |
|---|---|
| Gazole | 1,72 |
| SP95 | 1,78 |
| SP98 | 1,84 |
| GPL | 0,97 |
| Superéthanol-E85 | 0,82 |
Conséquences et perspectives
Si l'augmentation observée cette semaine paraît limitée en valeur absolue (quelques centimes par litre), elle intervient dans un contexte où le prix du pétrole reste élevé : le Brent autour de 84 $ maintient une pression à la hausse. À court terme, les variations continueront de dépendre des tensions géopolitiques et de la demande saisonnière.
Pour les ménages, l'impact réel dépendra du kilométrage. Pour les travailleurs qui se déplacent quotidiennement, la facture carburant restera un poste sensible du budget. Beaucoup se tournent vers des alternatives : covoiturage, recours à des carburants moins onéreux comme le Superéthanol-E85 quand le véhicule le permet, ou une meilleure planification des trajets.
Enfin, l'anticipation d'un dispositif européen de quotas carbone (ETS2) susceptible d'alourdir le prix des carburants dès 2028 est un élément à surveiller : il pourrait accentuer les écarts entre carburants et modifier durablement les comportements des ménages.