Contexte de la pétition et réponse ministérielle
Le ministre de l'Intérieur Do Thanh Binh a répondu récemment à une pétition déposée par des électeurs de la province de Ninh Binh concernant les inégalités entre pensions. Les signataires demandaient des mesures ciblées pour réduire l'écart de revenus entre les retraités, en particulier pour les personnes parties à la retraite avant 1995 et celles percevant des pensions modestes.
Principe de calcul rappelé par le gouvernement
Dans sa réponse, le ministre a rappelé un principe central du système : la pension mensuelle d'un travailleur est déterminée par deux éléments fondamentaux — le salaire mensuel servant de base aux cotisations et la durée des cotisations à l'assurance sociale. Autrement dit, la pension dépend directement des contributions versées durant la vie professionnelle et du salaire de référence retenu pour ces cotisations.
Mesures déjà engagées et cadre juridique
Le courrier ministériel évoque la prise en compte des situations des retraités antérieurs à 1995. Il rappelle également la résolution 28/2018 du Comité central sur la réforme de la politique d'assurance sociale, qui cadre les ajustements des pensions de base. Selon le gouvernement, la revalorisation de la pension se fait principalement en fonction de trois critères : l'indice des prix à la consommation (IPC), la capacité financière du Fonds d'assurance sociale et le budget de l'État.
Actions récentes : trois réajustements entre 2021 et 2024
Pour institutionnaliser les principes énoncés, l'exécutif a procédé à des revalorisations répétées. Entre 2021 et 2024, le gouvernement a ajusté à trois reprises les pensions, les prestations d'assurance sociale et certaines allocations mensuelles. Ces ajustements ont inclus des hausses plus marquées pour les catégories jugées prioritaires, notamment les retraités anciennement partis à la retraite et les bénéficiaires aux plus faibles pensions.
| Élément | Constat / action |
|---|---|
| Critères de calcul | Salaire de référence + durée de cotisation |
| Cadre légal | Résolution 28/2018 du Comité central |
| Réajustements récents | 3 ajustements entre 2021 et 2024 |
Ce que cela implique pour les retraités
Concrètement, la réponse ministérielle rappelle que :
- les écarts de pension liés à des carrières et des salaires de référence différents ne peuvent être supprimés sans modifier les règles de calcul ou compenser par des montants forfaitaires ;
- les revalorisations doivent concilier l'évolution des prix (IPC) et la soutenabilité financière du Fonds d'assurance sociale ;
- le gouvernement identifie toutefois la nécessité d'« accorder une attention particulière » aux personnes aux faibles pensions et aux retraités avant 1995 pour réduire les écarts.
Conséquences politiques et financières
Le rappel des règles par le ministre vise à rassurer mais contient aussi un message politique : les droits sont fondés sur des contributions passées, et toute correction généralisée exige des arbitrages budgétaires et une évaluation de la capacité du Fonds. Les ajustements ciblés en faveur des plus faibles pensions font déjà partie des décisions prises depuis 2021, mais les attentes locales montrent que la question reste sensible et susceptible d'alimenter le débat public sur l'équité intergénérationnelle et la solidarité nationale.
À moyen terme, la trajectoire des pensions dépendra de la conjonction entre inflation, santé financière du Fonds d'assurance sociale et priorités budgétaires de l'État. Le ministère souligne la nécessité d'« institutionnaliser » les principes directeurs, ce qui suppose des mécanismes de revalorisation transparents et prévisibles.