Une année atone pour l'économie régionale
La Banque de France prévoit désormais une croissance du produit intérieur brut du Grand Est de 0,5 % en 2026. Ce chiffre, rendu public mi-juillet, représente une révision à la baisse de 0,4 point par rapport aux anticipations de mars et marque une année d'activité molle pour la région.
Les causes du ralentissement
Plusieurs éléments expliquent ce ralentissement. D'abord, la surprise négative du premier trimestre, avec une contraction de 0,1 % du PIB régional, a pesé sur les prévisions. Ensuite, un choc externe : le prix du pétrole a augmenté « plus fortement que prévu » dans les hypothèses de mars, freinant la consommation des ménages et comprimant les marges des entreprises.
Commerce extérieur et stockage
Le commerce extérieur a joué un rôle contrasté. La contribution nette des échanges a été très négative au premier trimestre, à hauteur de 0,9 point, compensée toutefois par un important mouvement de stockage. Un rebond des exportations est attendu au deuxième trimestre, mais il devrait s'accompagner d'un déstockage.
- 0,5 % : croissance du PIB prévue en 2026.
- 0,9 % : croissance attendue pour 2027 selon la Banque de France.
- 1,2 % : prévision pour 2028.
Projection et ressorts du futur redressement
La Banque de France table sur un redressement à partir de 2027, avec 0,9 % de croissance cette année-là et 1,2 % en 2028. Ce rebond devrait être porté principalement par la demande intérieure privée : hausse de la consommation des ménages et reprise de l'investissement des entreprises.
| Année | Croissance (Grand Est) |
|---|---|
| 2026 | 0,5 % |
| 2027 | 0,9 % |
| 2028 | 1,2 % |
Conséquences pour les acteurs locaux et nationaux
Pour les entreprises régionales, la conjoncture traduit une double contrainte : baisse de la demande intérieure et hausse des coûts énergétiques. Les investisseurs publics et privés pourraient retarder des projets tant que la visibilité sur la marge et la demande reste limitée. Au niveau national, cette révision régionale s'inscrit dans une dynamique plus large qui oblige à surveiller l'impact des chocs énergétiques sur la croissance consolidée et sur les trajectoires d'investissement.
En l'absence d'amélioration rapide des enquêtes conjoncturelles, l'activité devrait rester morose au deuxième trimestre, mais la perspective d'un rebond en 2027 laisse entrevoir une reprise progressive portée par la consommation et l'investissement privés.