Trois licences étrangères attribuées pour la seconde phase de Loran
Le gouvernement vénézuélien a annoncé la remise de permis d'exploitation pour la phase 2 du champ gazi er de Loran à trois sociétés étrangères : le britannique BP, l'émirati XRG et le qatarien UCC. Ces autorisations interviennent après une suspension du processus provoquée par les séismes meurtriers du 24 juin, qui ont causé plus de 6 300 décès dans le nord du pays.
Contexte : reprise après tremblements de terre et réformes législatives
Les attributions de licences avaient été mises en pause en raison des conséquences humaines et infrastructurelles des événements sismiques. Le gouvernement a toutefois relancé les démarches et élargi l'accès au secteur énergétique, procédant à des modifications réglementaires qui ont permis à des groupes étrangers, y compris des firmes américaines, de revenir dans le pays. En juin, une licence avait déjà été accordée à Shell pour la phase 1 du même champ.
Impacts industriels et géopolitiques
Pour les majors et les pétroliers nationaux, l'entrée de ces opérateurs étrangers signale une opportunité de développement de gisements jusqu'ici peu exploités. Sur le plan international, l'ouverture traduit une normalisation des relations commerciales : selon le récit officiel, cette évolution faisait suite à un changement de contexte politique et diplomatique avec les États-Unis, qui a conduit à un assouplissement des sanctions et à une réforme de la loi nationale sur l'énergie.
- BP : géant pétrolier britannique, impliqué désormais dans Loran phase 2.
- XRG : entreprise basée aux Émirats arabes unis, admise pour développer des blocs gaziers.
- UCC : groupe qatarien associé aux opérations offshore.
Conséquences pour le secteur et les populations
Sur le plan économique, ces accords peuvent accélérer la mise en production et les exportations de gaz, offrant des recettes indispensables à l'État vénézuélien et des contrats pour les sous-traitants. Pour les salariés du secteur, l'afflux d'investissements étrangers ouvre des perspectives d'emploi et de transfert de compétences, mais pose aussi la question de la sécurité des installations et des communautés locales, fragilisées par les récents séismes.
Tableau récapitulatif
| Société | Origine | Phase attribuée |
|---|---|---|
| BP | Royaume-Uni | Phase 2 |
| XRG | Émirats arabes unis | Phase 2 |
| UCC | Qatar | Phase 2 |
| Shell | Royaume-Uni/néerlandais | Phase 1 (juin) |
À court terme, la priorité pour Caracas restera d'équilibrer besoin de liquidités, sécurité des opérations et acceptation locale. À moyen terme, la manière dont seront gérées les retombées financières et environnementales déterminera si cette ouverture profite durablement à l'économie vénézuélienne ou renforce surtout les positions des opérateurs internationaux.