Contexte et chiffres clés
Les indices new-yorkais ont terminé la séance dans le vert mercredi après la publication des données d'inflation américaines pour juillet, qui se sont montrées légèrement moins élevées qu'au mois précédent. Le S&P 500 a gagné 0,3% pour atteindre 7 748,50 points, tandis que le Nasdaq Composite, tiré par les valeurs technologiques, a progressé de 0,5% à 26 548,59 points. Le Dow Jones a, lui, fini en très légère baisse, à 53 770,27 points, pénalisé notamment par la chute de Home Depot (-3,1%).
Inflation et conséquences sur la politique monétaire
Le principal indicateur publié par le département du Travail montre une inflexion modeste : l'indice des prix à la consommation (CPI) a augmenté de 3,4% sur douze mois en juillet, contre 3,5% en juin. L'inflation sous-jacente (hors alimentation et énergie) est ressortie à 2,5%, conforme aux attentes du marché. Ces chiffres ont réduit, selon les opérateurs, l'urgence ressentie pour un nouveau relèvement des taux par la Réserve fédérale.
Réévaluation des anticipations sur les taux
En réaction, la probabilité d'une hausse des taux en septembre a reculé : l'outil FedWatch du CME l'évalue désormais à 40%, contre 48% la veille. Sur le marché obligataire, le rendement de l'obligation du Trésor à 2 ans a perdu 2 points de base pour tomber à 4,21%.
Les valeurs technologiques et l'IA dopent la séance
Les valeurs reliées à l'intelligence artificielle ont brillé. Super Micro Computer et CoreWeave ont chacune signé des hausses spectaculaires de 19%, soutenues par des résultats trimestriels jugés très positifs. Nvidia a gagné 3%, tandis que Microsoft a cédé 2,3%, illustrant la dispersion au sein du secteur.
Marchés de matières premières et énergie
Le marché pétrolier a été peu réactif : le contrat WTI pour septembre a cédé 0,1% à 83,27 dollars le baril, et le Brent a reculé de 0,1% à 88,98 dollars, malgré des tensions géopolitiques persistantes au Proche-Orient.
- Inflation : CPI +3,4% sur un an ; core CPI +2,5%.
- Indices : S&P +0,3%, Nasdaq +0,5%, Dow très légèrement en baisse à 53 770,27.
- Anticipations Fed : probabilité d'une hausse en septembre descendue à 40%.
Ce que cela signifie pour les marchés et l'économie
Le léger ralentissement de l'inflation offre à la Fed une marge de manœuvre supplémentaire pour temporiser avant d'envisager une nouvelle hausse de ses taux. Pour les marchés, l'effet est double : il atténue le risque d'un resserrement monétaire agressif tout en consolidant l'appétit pour les valeurs de croissance, notamment celles exposées à l'IA. En revanche, une stabilisation des prix trop durable sans amélioration nette du marché du travail compliquerait les arbitrages de la banque centrale entre lutte contre l'inflation et soutien à l'activité.
| Indicateur | Variation / Niveau |
|---|---|
| S&P 500 | +0,3% (7 748,50 pts) |
| Nasdaq Composite | +0,5% (26 548,59 pts) |
| Dow Jones | - très légère (53 770,27 pts) |
| CPI (12 mois) | +3,4% |
| Core CPI | +2,5% |
Pour les investisseurs et les acteurs économiques français, la principale leçon est que les trajectoires de taux et de change resteront sensibles aux publications macro américaines. Les arbitrages sur les actions technologiques et les obligations continueront d'être dictés par l'évolution de l'inflation, des indicateurs d'emploi et des bénéfices des entreprises, en particulier dans l'écosystème de l'intelligence artificielle.