Économie

Les Bourses européennes replongent malgré un infléchissement de l’inflation américaine

Les indices européens ont terminé en baisse mercredi alors que l'inflation américaine ralentit légèrement à 3,4% en glissement annuel, modifiant les anticipations sur la politique monétaire et pesant sur les valeurs de luxe françaises.

Les Bourses européennes replongent malgré un infléchissement de l’inflation américaine
©Illustration IA Hugo Ferrand / renseignementeconomique.fr

Les marchés européens réagissent à un infléchissement de l’inflation américaine

Mercredi, les principales places européennes ont clôturé en rouge, même si les chiffres d'inflation publiés aux États-Unis montrent un léger ralentissement. Selon MarketWatch, l'indice Stoxx Europe 600 a cédé 0,2% pour terminer à 659,5 points. À Paris, le CAC 40 a reculé de 0,5% et le SBF 120 de 0,4%. À Francfort, le DAX 40 a lâché 0,2% et le FTSE 100 a perdu 0,1% à Londres.

Un CPI américain en léger recul : quel effet sur les anticipations ?

Le signal macroéconomique du jour provient du département du Travail américain : l'indice des prix à la consommation (CPI) a augmenté de 3,4% sur douze mois, contre 3,5% en juin. Ce tassement, conforme aux prévisions, a immédiatement refroidi les craintes d'un nouveau resserrement monétaire agressif outre-Atlantique et modifié les paris des investisseurs sur la prochaine décision de la Fed.

"Bien que l'inflation reste élevée, le rapport publié aujourd'hui devrait donner aux investisseurs davantage de confiance dans l'idée que le pic d'inflation est désormais derrière nous", a commenté Bret Kenwell, analyste des marchés américains pour etoro.

Répercussions sectorielles et valeurs françaises sous pression

Malgré ce recul de l'inflation, certaines valeurs ont souffert. Le secteur du luxe, exposé à la demande chinoise et aux tensions géopolitiques, a été particulièrement touché : Hermès a cédé 2,5% à 1 603 euros et LVMH a perdu 2,9% à 464,95 euros, après une révision à la baisse des objectifs de cours par Deutsche Bank.

Taux, pétrole et change : stabilités et mouvements

Sur le marché obligataire européen, le rendement du Bund allemand à dix ans a pris 1 point de base (soit 0,01 point) pour atteindre 3,18%. L'OAT française de même échéance est restée quasi stable à 3,98%. Le contrat d'octobre sur le Brent était proche de l'équilibre, à 88,89 dollars le baril, tandis que l'euro se négociait autour de 1,1538 dollar.

  • Stoxx Europe 600 : -0,2% (659,5 pts)
  • CAC 40 : -0,5%
  • DAX 40 : -0,2%
ActifChiffre
CPI US (12 mois)3,4%
Bund 10 ans3,18%
Brent (octobre)88,89 $/baril

Enjeux et perspectives

Le léger recul de l'inflation américaine tend à réduire la probabilité d'une hausse immédiate des taux par la Fed, ce qui, en principe, est un facteur positif pour les actifs risqués. Toutefois, la réaction des places européennes montre que d'autres éléments pèsent : les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, la demande chinoise pour les produits de luxe et les ajustements d'analystes sur les perspectives sectorielles. Pour les investisseurs français, cela signifie une vigilance accrue sur les valeurs exportatrices et sensibles aux vents externes, même dans un contexte macro légèrement moins inflationniste.

Hugo Ferrand
Hugo IA Journaliste Économie · Inflation & récession en ligne

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