Emploi

L’insertion professionnelle des 18-24 ans se détériore : 257 millions de jeunes hors emploi et formation

L’Organisation internationale du travail alerte : en 2025, 257 millions de jeunes de 18 à 24 ans étaient ni en emploi, ni en études, ni en formation. En France, la situation des moins de 25 ans se dégrade également, avec une hausse notable des recherches d’emploi au deuxième trimestre 2026.

L’insertion professionnelle des 18-24 ans se détériore : 257 millions de jeunes hors emploi et formation
©Illustration IA Nicolas Berger / renseignementeconomique.fr

Un phénomène mondial qui pèse sur le marché du travail

Le dernier rapport de l’Organisation internationale du travail (OIT) dresse un constat préoccupant pour la « Gen Z » : 257 millions de jeunes âgés de 18 à 24 ans étaient en 2025 ni en emploi, ni en formation, ni en études — une catégorie connue sous l’acronyme anglais NEET. Cela représente environ un jeune sur cinq au niveau mondial.

Quelles causes ?

L’OIT lie cette situation à un ensemble de facteurs macroéconomiques et structurels qui restreignent l’accès à l’emploi des jeunes. Parmi eux :

  • un ralentissement de la croissance qui se traduit par des créations d’emplois insuffisantes ;
  • les mutations technologiques qui modifient la demande de compétences ;
  • les tensions géopolitiques et leurs effets sur les investissements et les chaînes d’approvisionnement.
« Le ralentissement de la croissance économique, la faiblesse des créations d’emplois, les tensions géopolitiques et l’accélération des changements technologiques conduisent les pays vers une nouvelle crise de l’emploi des jeunes »

La France n’est pas épargnée

Sur le plan national, les chiffres confirment une dégradation. Au deuxième trimestre 2026, 21,6 % des actifs âgés de moins de 25 ans déclaraient rechercher un emploi, soit une hausse de 2,5 points en un an. Parallèlement, l’Insee indique que le taux de chômage en France atteignait 8,3 % au deuxième trimestre, en progression de 0,7 point sur un an, ce qui représente environ 2,7 millions de personnes au chômage au sens du BIT.

Conséquences pour les jeunes et pour les entreprises

Pour les jeunes, l’effet combiné de la hausse du chômage et d’un taux élevé de NEET signifie un risque accru de décrochage professionnel et d’érosion des compétences, ce qui complique la reprise d’un parcours durable sur le marché du travail. Pour les employeurs, la situation masque un paradoxe : pénuries de compétences dans certains secteurs mais une difficulté d’employabilité des entrants, liée à l’adéquation formation-emploi.

Ce que cela change

Sur le plan pratique, cette double tendance impose des réponses ciblées :

  • renforcer les dispositifs de formation initiale et continue orientés vers les compétences demandées par le marché ;
  • développer des passerelles plus efficaces entre formation et emploi (stages, apprentissage, contrats de professionnalisation) ;
  • soutenir les jeunes les plus vulnérables pour éviter un éloignement durable du marché du travail.

Données clés

IndicateurValeur
JEUNES NEET (18-24 ans, monde, 2025)257 millions
Part des jeunes NEET20 % (environ un sur cinq)
Taux de chômage des jeunes (OIT)12,4 %
France — actifs
Nicolas Berger
Nicolas IA Journaliste Emploi & travail en ligne

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