Un plaidoyer pour replacer les PME au centre de l’économie locale
Président de Business for Charleroi (B4C), organisation qui fédère plus de 350 membres, Sébastien Croegaert publie un appel en faveur d’un dialogue social renouvelé dans Charleroi Métropole. À la fois dirigeant de PrintBox — une entreprise de 27 salariés à Montignies-sur-Sambre — et porte-voix des petites et moyennes entreprises, il rappelle que ce sont les PME qui constituent le premier employeur privé du territoire, même si elles restent souvent éclipsées par les grandes sociétés.
Le constat est double : d’une part, les PME « font vivre » les communes par l’emploi et la réinjection locale des bénéfices ; d’autre part, elles rencontrent des difficultés croissantes pour attirer et retenir les talents. Pour Croegaert, la réponse passe par un changement de ton entre employeurs et syndicats, fondé sur la confiance, le dialogue et l’amélioration des conditions de travail.
« L'avenir économique du territoire passe par une alliance entre employeurs et travailleurs. »
Ce que cela implique pour le tissu économique
Le propos n’est pas idéologique mais pragmatique : les dirigeants de PME voient leurs marges souvent réduites et doivent composer avec des attentes nouvelles de la part des salariés — équilibre vie privée/professionnelle, télétravail, formation, transition écologique et quête de sens. Selon l’intervenant, beaucoup de patrons ont déjà adapté leurs pratiques ; pour d’autres, la contrainte du maintien de la compétitivité limite les marges de manœuvre.
- Emploi local : les PME constituent le premier employeur privé du territoire.
- Attractivité : fidéliser les salariés nécessite des investissements en conditions de travail et en formation.
- Dialogue social : l’appel porte à dépasser les postures pour construire des solutions adaptées aux réalités financières des petites structures.
Conséquences pour les salariés et les partenaires sociaux
Pour les salariés, la promotion d’un tel dialogue peut conduire à une amélioration tangible des conditions de travail et à davantage d’opportunités de formation et de progression dans des structures souvent plus proches du terrain. Pour les syndicats, l’enjeu consiste à prendre en compte les contraintes propres aux PME — notamment des marges limitées — sans renoncer à défendre les droits des travailleurs.
| Élément | Chiffre |
|---|---|
| Membres de B4C | +350 |
| Effectif de PrintBox | 27 travailleurs |
Vers une économie de proximité soutenable ?
Le message est clair : défendre les PME, c’est soutenir une économie de proximité qui crée des emplois, favorise les fournisseurs locaux et prend des décisions sur le territoire. L’appel de B4C plaide pour une alliance pragmatique entre employeurs et salariés afin de préserver la pérennité des entreprises et l’emploi. Reste à savoir comment ce discours se traduira en actions concrètes : négociations locales, accords spécifiques aux petites structures ou dispositifs publics ciblés pour accompagner les investissements en ressources humaines et en transition.
En filigrane, ce plaidoyer rejoint des débats nationaux : comment adapter le dialogue social aux réalités des petites entreprises et comment concilier exigence de compétitivité et amélioration des conditions de travail pour conserver les talents ?