Un marché marqué par la baisse des volumes et la hausse de l’offre
La région métropolitaine de Montréal a vu le nombre de ventes résidentielles diminuer de 8,2 % en juin par rapport à la même période l’an dernier, selon les données publiées par l’association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec. Concrètement, 4 012 propriétés ont changé de mains en juin contre 4 371 en juin 2025.
Des prix médians qui grimpent malgré la décrue des transactions
Si les volumes ralentissent, les prix médians affichent une progression d’une année sur l’autre dans toutes les catégories surveillées. Les mouvements les plus notables :
- Plex (immeubles de 2 à 5 logements) : hausse de 5,9 %, prix médian 880 000 $.
- Maison unifamiliale : progression de 3,5 %, prix médian 649 000 $.
- Copropriété : hausse de 2 %, prix médian 435 000 $.
| Catégorie | Variation annuelle | Prix médian (juin) |
|---|---|---|
| Plex | +5,9 % | 880 000 $ |
| Maison unifamiliale | +3,5 % | 649 000 $ |
| Copropriété | +2 % | 435 000 $ |
Offre et nouveaux mandats : le stock se développe
L’augmentation de l’offre est franche : les nouvelles inscriptions en juin se sont élevées à 6 648, soit une hausse de 11,1 % sur un an. Le parc total de logements à vendre a crû de 17,4 %, pour atteindre 20 894 biens répertoriés. Autrement dit, les acheteurs disposent aujourd’hui d’un choix sensiblement plus large qu’il y a un an.
Comment lire ces chiffres pour un acheteur ou un investisseur ?
Le scénario observé — moins de transactions mais plus d’inventaire et des prix médians qui montent — traduit un marché qui se rééquilibre lentement. Pour un acquéreur, cela signifie :
- plus de sélection pour comparer biens et prix ;
- des marges de négociation potentiellement plus favorables dans les segments où l’offre progresse fortement ;
- la nécessité d’évaluer la rentabilité et la vacance locative, surtout pour les plex dont le prix médian augmente rapidement.
Impacts possibles
Pour le marché locatif et les décisions d’investissement, la hausse du prix des plex (880 000 $) incitera certains acheteurs à redoubler d’attention sur le rendement locatif. Du côté des primo-accédants, la progression du prix des maisons unifamiliales (+3,5 %) maintient la pression sur les budgets, malgré l’élargissement de l’offre qui peut permettre de trouver un compromis sur la localisation ou la surface.
À court terme, la conjonction d’un inventaire plus élevé et d’une demande modérée devrait tempérer les tensions les plus vives sur les prix, mais le maintien d’une hausse annuelle des prix médians montre que le déséquilibre n’est pas encore absorbé.