Une stabilité des prix mais des transactions plus exigeantes
Le marché de l'immobilier ancien en 2026 n'est pas marqué par une flambée ni par un effondrement : il reste globalement stable, avec des variations de prix modestes mais des comportements d'achat qui ont évolué. Sur douze mois, les prix diminuent de 0,7 % pour les maisons et de 0,5 % pour les appartements. Cette quasi-stabilité masque toutefois un changement structurel : les acquéreurs prennent davantage de temps et multiplient les vérifications avant de s'engager.
Des délais de vente significativement rallongés
Le délai moyen pour céder un bien augmente. Aujourd'hui, il faut compter en moyenne 105 jours pour vendre une maison et 99 jours pour un appartement. Ce rallongement traduit une mise en concurrence plus longue, une meilleure exigence sur les diagnostics et une attention accrue portée au coût réel du projet (travaux, charges, fiscalité, échéances de crédit).
Les primo-accédants redeviennent moteurs — et requièrent du conseil
La dynamique la plus nette concerne les primo-accédants, qui pèsent désormais 44,6 % de la production de crédits immobiliers sur douze mois, contre 38,7 % pour les secundo-accédants. Sur le terrain des transactions, ils représentent 18,2 % des achats de maisons et 21,1 % des acquisitions d'appartements au premier semestre 2026. Ce retour en force illustre que l'accession à la propriété reste une aspiration forte mais que sa réalisation demande aujourd'hui un accompagnement poussé — négociation, montage des dossiers, sécurisation du financement.
- Comparaison et négociation : les acquéreurs multiplient les simulations et les demandes de remise.
- Sécurisation du crédit : le coût du financement pèse désormais fortement dans la décision.
- Performance énergétique : le DPE influence profondément l'évaluation du futur coût du logement.
Le DPE : critère désormais économique
La performance énergétique n'est plus un simple label : elle entre dans le calcul économique des ménages. Près de 80 % des acheteurs consultent le diagnostic de performance énergétique avant de se décider. Le DPE sert à estimer les charges futures, à chiffrer les travaux nécessaires et, par ricochet, à anticiper la valeur résiduelle du bien.
Conséquences pour les professionnels et le parc de logements
Pour les agences, les courtiers et les notaires, chaque dossier réclame davantage de pédagogie et de temps. Les vendeurs, eux, sont parfois frileux : certains restent accrochés à des crédits anciens à taux très bas et retardent la mise en vente. Ce phénomène réduit la rotation du parc disponible dans certaines zones et peut créer des tensions locales sur l'offre.
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Variation prix maisons (12 mois) | -0,7 % |
| Variation prix appartements (12 mois) | -0,5 % |
| Délai moyen vente - maisons | 105 jours |
| Délai moyen vente - appartements | 99 jours |
| Part primo-accédants crédits | 44,6 % |
| Part secundo-accédants crédits | 38,7 % |
| Primo-accédants - maisons | 18,2 % |
| Primo-accédants - appartements | 21,1 % |
En pratique, pour un ménage qui prépare un achat, cela signifie qu'il doit budgéter au-delà du prix affiché : prévoir les dépenses de mise à niveau énergétique, anticiper des délais de vente plus longs si l'on vend, et préparer un dossier de financement solide. Pour les professionnels, l'enjeu est clair : renforcer le conseil local, l'accompagnement personnalisé et la transparence sur les coûts futurs afin de faciliter les décisions d'achat dans un marché devenu plus sélectif.