Un marché régional stabilisé mais hétérogène
À la fin du mois de mai 2026, le marché immobilier ancien en Île-de-France affiche une situation de stabilité par rapport à 2025, selon le point mensuel des notaires du Grand Paris. Sur la période mars-mai 2026, 29 370 ventes ont été enregistrées, un total qui reste en ligne avec celui de la même période un an plus tôt. Ce chiffre traduit un marché qui tourne à rythme constant, mais masque des mouvements internes : les appartements voient leur nombre de transactions reculer, tandis que les maisons progressent.
Concrètement, la répartition des dynamiques est la suivante :
- -2 % de transactions pour les appartements sur un an;
- +5 % de transactions pour les maisons sur un an;
- -2 % de transactions à Paris, la petite et la grande couronne restant globalement stables.
Ces mouvements mettent en lumière un basculement d'intérêt — ou une adaptation des stratégies d'achat — vers des surfaces plus grandes ou des logements individuels, un point que tout acheteur potentiel doit garder en tête lorsqu'il calcule son budget et sa mensualité.
Prix au mètre carré : très faibles variations régionales
Sur le plan des prix, la région est quasiment à l'équilibre entre mai 2025 et mai 2026, avec une variation régionale de -0,2 % pour l'ensemble de l'ancien. Les niveaux moyens sont les suivants :
| Type | Valeur moyenne | Évolution annuelle |
|---|---|---|
| Appartement (€/m²) | 6 120 € | +0,3 % |
| Maison (prix moyen) | 318 000 € | -1,3 % |
La variation pour les appartements est très contenue : +0,1 % à Paris, +0,6 % en petite couronne et +0,3 % en grande couronne. En revanche, les maisons enregistrent un repli généralisé, avec des baisses départementales situées entre -0,7 % (Essonne) et -1,7 % (Seine-Saint-Denis).
Des écarts départementaux marqués
Si la région paraît calme dans son ensemble, la lecture départementale révèle des trajectoires divergentes : certaines zones progressent, d'autres reculant. Les variations de volume vont ainsi de -6 % dans l'Essonne à +7 % en Seine-et-Marne. Ces disparités doivent être intégrées par les ménages qui réfléchissent à leur projet : la même mensualité n'achètera pas la même surface selon le département choisi.
Contexte et risques pour les prochains mois
Les notaires mettent en garde : cette accalmie reste fragile. Deux facteurs externes expliquent cette prudence : les répercussions économiques du conflit au Moyen-Orient et le risque d'une remontée des taux immobiliers dans les mois à venir. Pour un acheteur, cela signifie que la simulation d'un crédit doit désormais intégrer des scénarios de taux plus élevés, susceptibles d'augmenter sensiblement la mensualité et de réduire la surface finançable.
Au final, le marché francilien offre aujourd'hui une lecture pragmatique : volumes stables, prix globalement maîtrisés, mais fortes disparités selon le type de bien et le territoire. Calculer sa capacité d'achat en €/m², prévoir une marge pour une éventuelle hausse des intérêts et comparer les départements restent des étapes indispensables pour situer son projet dans cette conjoncture.