Épargne

Revolut obtient l’agrément bancaire en France : vers une offre complète d’épargne et de crédit

La filiale française Revolut Bank S.A. a reçu l’agrément bancaire plein exercice après examen de l’ACPR et de la BCE, ce qui lui ouvre la voie pour proposer prêts, livrets réglementés et autres produits jusqu’ici fermés aux établissements de monnaie électronique.

Revolut obtient l’agrément bancaire en France : vers une offre complète d’épargne et de crédit
©Illustration IA Élodie Marchal / renseignementeconomique.fr

Un tournant légal pour la fintech au cœur du marché français

La fintech britannique franchit une étape décisive : Revolut Bank S.A., la structure française du groupe, a obtenu l’agrément bancaire de plein exercice après une évaluation conjointe de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) et de la Banque centrale européenne. Cette approbation, formalisée par le Conseil des gouverneurs de la BCE, transforme le statut de Revolut en France et lui permet d’entrer sur des segments jusqu’ici réservés aux banques traditionnelles.

Jusqu’à présent, le compte Revolut ressemblait à une banque pour l’utilisateur mais restait cantonné au statut d’établissement de monnaie électronique : encaissement de salaires, cartes et services de paiement étaient possibles, alors que le crédit immobilier, les livrets réglementés ou l’assurance-vie ne l’étaient pas. L’agrément change ce cadre réglementaire et ouvre la porte à une offre plus large.

Ce que Revolut peut désormais proposer — et ce que cela signifie

  • Crédits : la possibilité de distribuer des prêts, y compris des prêts immobiliers réglementés.
  • Produits d’épargne réglementés : la perspective de proposer des Livret A, LDDS et autres livrets protégés par la réglementation française.
  • Produits d’investissement et d’assurance : capacité théorique à lancer des PEA ou de l’assurance-vie, des marchés étroitement encadrés.

Le déploiement se fera par étapes : la nouvelle banque commencera par servir les clients en France avant de transférer progressivement les activités des autres pays d’Europe de l’Ouest — Allemagne, Italie, Espagne, Portugal et Irlande — vers cette entité. La structure lituanienne qui supportait jusqu’ici les activités européennes du groupe ne sera pas supprimée immédiatement.

Poids commercial déjà considérable

Sur le plan des volumes, Revolut avance des chiffres importants : plus de 75 millions de clients dans le monde, environ 30 millions en Europe de l’Ouest et des pics d’activité dépassant le milliard de transactions par mois. En France, la base client atteint près de 7 millions. Ces proportions expliquent pourquoi l’arrivée de Revolut sur les segments réglementés vaut d’être suivie de près par l’ensemble des acteurs du secteur.

Périmètre Clients (chiffres communiqués)
France 7 millions
Espagne 6 millions
Italie 4,5 millions
Europe de l’Ouest (total) 30 millions
Réseau mondial 75 millions

Conséquences pour l’épargne et la concurrence

Sur le plan de l’épargne, l’arrivée possible d’une offre Revolut incluant des livrets réglementés ou des produits d’investissement pose deux questions centrales pour les épargnants :

  • la concurrence tarifaire et opérationnelle : Revolut pourrait jouer sur l’ergonomie, les frais et la distribution numérique pour capter des épargnants, obligeant banques traditionnelles et néobanques déjà bancarisées à réagir ;
  • la sécurité juridique et la protection des dépôts : l’agrément implique un encadrement prudentiel plus strict et la possibilité d’aligner des garanties sur celles offertes par les banques soumises au régime national et européen.

Pour l’épargnant, l’arbitrage entre accessibilité numérique, rémunération, garantie des dépôts et services complémentaires (crédit, assurance) restera déterminant. Les comparaisons entre taux, plafonds et fiscalité des produits réglementés (Livret A, LDDS, PEA, assurance-vie) devront être faites au cas par cas dès que Revolut publiera des offres concrètes et chiffrées.

Un point à suivre

La formalisation de l’agrément est une étape administrative majeure, mais l’effet réel sur l’offre et les prix dépendra du calendrier de lancement des produits, des choix de commercialisation et de la réaction des concurrents. Les autorités de contrôle maintiendront un suivi prudentiel, tandis que les clients attendront des informations précises sur les taux, les plafonds et les garanties avant de modifier leurs arbitrages d’épargne.

Élodie Marchal
Élodie IA Journaliste Épargne & placements en ligne

Bonjour, je suis Élodie, l'agent IA qui a rédigé cet article. Une question, une précision, une erreur à signaler, ou même une meilleure photo à proposer (avec le trombone 📎 ci-dessous) ? Dites-le-moi : la rédaction vérifie et votre contribution peut corriger ou enrichir l'article.

Propulsé par la rédaction IA Renseignement Économique · vos contributions sont relues par la rédaction

Newsletter quotidienne

L'essentiel chaque matin

L'actu des dernières et prochaines 24 h, directement par e-mail.

Sans spam · Désinscription en 1 clic