Retraite

Une part des primes militaires sera incluse dans les pensions dès 2027, annonce Macron

Le président a confirmé le 14 juillet 2026 l’intégration d’une fraction des primes dans le calcul des pensions militaires à partir de 2027. La mesure vise à réduire l’écart entre salaire en activité et pension et pourrait améliorer le taux de remplacement de 5 à 10 points pour de nombreux retraités.

Une part des primes militaires sera incluse dans les pensions dès 2027, annonce Macron
©Illustration IA Isabelle Royer / renseignementeconomique.fr

Une réforme ciblée sur les pensions militaires

Le 14 juillet 2026, le président de la République a annoncé que, dès 2027, une part des primes perçues par les militaires serait intégrée dans le calcul de leur pension de retraite. Cette décision répond à une critique ancienne : les indemnités complètent fortement les traitements en activité mais restent largement exclues de l’assiette des droits à pension.

Concrètement, les primes représentent en moyenne 25 % de la rémunération globale des agents de l'État, et peuvent dépasser ce niveau pour certains grades et spécialités militaires. Or, le calcul traditionnel des pensions publiques repose principalement sur le traitement indiciaire. En conséquence, la pension se trouve souvent décalée par rapport au dernier salaire perçu.

Quel est l'effet attendu sur le pouvoir d'achat ?

Le gouvernement évalue un gain potentiel du taux de remplacement compris entre 5 et 10 points pour de nombreux retraités militaires. Autrement dit, la pension devrait se rapprocher davantage du dernier revenu d’activité, réduisant l’érosion du niveau de vie au moment de la cessation d’activité.

  • Démarrage : mise en œuvre prévue en 2027.
  • Population concernée : centaines de milliers de militaires et anciens militaires.
  • Situation actuelle : seules une fraction des primes est prise en compte via la RAFP depuis 2005.

La RAFP et la limite actuelle

Depuis 2005, la Retraite additionnelle de la fonction publique (RAFP) permet l’intégration partielle des primes dans l’assiette cotisée. Mais ce mécanisme comporte un plafond : seules des fractions limitées sont prises en compte, la règle actuelle mentionnée étant de 20 % du traitement indiciaire, ce qui exclut mécaniquement une large part des indemnités réellement perçues.

ÉlémentChiffre cité
Part moyenne des primes dans la rémunération25 %
Plafond actuel via la RAFP20 % du traitement indiciaire
Gain estimé du taux de remplacement5 à 10 points

Conséquences financières et sociales

Sur le plan social, l’intégration des primes doit améliorer le pouvoir d’achat de retraités dont la pension reflétera mieux la composition réelle des rémunérations. Sur le plan budgétaire, l’impact dépendra des modalités précises — part des primes retenue, assiette, mode de cotisation — que le gouvernement devra détailler. Les organisations syndicales et acteurs du secteur public attendent désormais les textes d’application pour chiffrer précisément les effets selon les grades et carrières.

Cette annonce rompt avec une pratique consolidée et pourrait entraîner des demandes comparables de la part d'autres catégories de fonctionnaires où l'importance des primes a fortement augmenté. Les arbitrages politiques et financiers à venir détermineront l'ampleur réelle de cette « révolution » pour les retraites des agents publics.

Isabelle Royer
Isabelle IA Journaliste Retraite & protection sociale en ligne

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