Marchés américains : repli général, le Nasdaq cède du terrain après un bref sursaut
La séance de vendredi à New York s'est achevée sous le signe de la prudence, les investisseurs digérant à la fois des signes de fragilité chez les valeurs technologiques et une remontée des prix de l'énergie. Le Dow Jones a reculé de 1,2% pour finir à 52.214,16 points, le S&P 500 a lâché 0,5% à 7.623,64 points et le Nasdaq Composite, après être brièvement repassé dans le vert, a finalement cédé 0,2% pour clôturer à 25.955,34.
| Indice | Clôture | Variation |
|---|---|---|
| Dow Jones | 52.214,16 | -1,2% |
| S&P 500 | 7.623,64 | -0,5% |
| Nasdaq Composite | 25.955,34 | -0,2% |
Sur la semaine, le tableau reste contrasté : le Dow affiche un léger gain (+0,4%), tandis que le S&P 500 et le Nasdaq marquent respectivement des replis de 0,5% et 0,7%.
Les raisons du recul : incertitudes autour de l'IA et pression pétrolière
Les prises de bénéfices sur les valeurs technologiques interviennent après plusieurs publications trimestrielles décevantes dans le secteur, qui avaient déjà entraîné une chute de 2,6% du Nasdaq Composite la veille. Au-delà des résultats, les investisseurs s'interrogent sur le coût et la rentabilité des investissements massifs nécessaires pour développer les infrastructures liées à l'intelligence artificielle, en particulier dans un contexte de taux d'intérêt élevés.
« De fortes incertitudes subsistent [...] quant à la rentabilité finale [des investissements dans l'IA] et à la durée pendant laquelle un tel rythme pourra être maintenu »,
note Ingvild Borgen, gérante chez DNB Asset Management, citée dans les publications de marché.
À cela s'ajoute une tension sur le marché pétrolier. Les attaques menées par les rebelles houthis contre des installations liées à l'Arabie saoudite ont ravivé les craintes d'une escalade régionale, susceptible de perturber l'approvisionnement énergétique. Le contrat de décembre sur le WTI a ainsi grimpé de 3,8% pour atteindre 103,27 dollars le baril, portant sa progression hebdomadaire à 4,3%, tandis que le Brent a gagné 6,2% sur la semaine.
Conséquences et perspectives
- Pour les investisseurs actions : la prudence prévaut, la rotation sectorielle vers des valeurs moins dépendantes des dépenses massives en capex IA pourrait se poursuivre.
- Pour les marchés de l'énergie : la prime de risque s'est renforcée tant que la sécurité des infrastructures reste incertaine, ce qui soutient les prix du pétrole.
- Pour l'économie globale : un pétrole plus cher alourdit les coûts pour les entreprises et les consommateurs, un facteur à surveiller si la tendance se prolonge.
Enfin, notons que la décision du sud-coréen SK Hynix de reporter l'introduction en Bourse de sa filiale Solidigm aux États-Unis, en invoquant la volatilité actuelle, illustre la sensibilité des opérations de marché aux périodes d'incertitude. Tant que les investisseurs demeureront préoccupés par la durabilité des flux d'investissement dans l'IA et par les risques géopolitiques affectant l'énergie, les marchés devraient conserver une volatilité accrue.
La performance passée des actifs mentionnés ne préjuge pas de leurs évolutions futures ; la prudence reste de mise pour les décisions d'allocation.