La Direction générale des finances publiques (DGFiP) rapporte qu’en 2026 un nombre croissant de collectivités locales ont choisi d’alourdir la fiscalité pesant sur les logements secondaires. 1 666 communes ont opté pour une majoration de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires (THRS), contre 1 629 en 2025, ce qui représente 45,2 % des 3 689 communes autorisées à recourir à ce dispositif.
Qui décide et qui est concerné ?
La décision d’appliquer ou non la majoration revient au conseil municipal : c’est lui qui, lors de ses délibérations, fixe la surtaxe. Sont visés les propriétaires de logements classés comme résidences secondaires au sens fiscal — c’est-à-dire des habitations non affectées à la résidence principale et laissant penser qu’elles servent d’usage occasionnel ou saisonnier. Les résidents principaux, les logements vacants non qualifiés pour ce statut et certaines catégories protégées ne sont pas concernées par cette mesure.
Évolution et ampleur du phénomène
La part des communes ayant choisi la majoration progresse : elles représentaient 41 % des communes éligibles en 2024, puis 45,2 % en 2026. Cette dynamique s’inscrit dans un élargissement du périmètre des communes pouvant appliquer la surtaxe depuis 2023, et dans un contexte où de nombreux conseils municipaux ont été renouvelés, donnant l’occasion de revoir les politiques fiscales locales.
Conséquences pour les propriétaires et pour les finances locales
- Pour les propriétaires de résidences secondaires : une facture fiscale annuelle potentiellement plus lourde selon le taux voté par la commune.
- Pour les collectivités : un levier supplémentaire de recettes locales, utile pour financer les services publics ou des politiques d’habitat.
- Pour le marché local : un effet dissuasif possible sur l’achat de logements à usage secondaire dans les communes très taxées.
Chiffres clés
| Année | Communes appliquant la majoration | % des communes éligibles |
|---|---|---|
| 2024 | 1 629 | 41 % |
| 2026 | 1 666 | 45,2 % |
La tendance observée par la DGFiP illustre une mobilisation accrue des compétences fiscales locales sur un dossier sensible : la taxation des résidences secondaires, qui touche les équilibres entre attraction touristique, accessibilité du parc résidentiel et besoin de recettes pour les communes. Les décisions restent prises au niveau municipal ; les contribuables concernés devront consulter les délibérations locales ou leur avis d’imposition pour connaître l’application et le taux de la majoration dans leur commune.