Par ordonnance réglementaire et arrêté, plusieurs mesures financières et tarifaires deviennent effectives le 1er août 2026. Elles concernent à la fois les produits d'épargne réglementée et les tarifs de l'énergie. Ces évolutions, annoncées fin juillet, ont des conséquences directes sur le rendement des livrets et sur la facture d'électricité de nombreux ménages.
Épargne réglementée : le taux du Livret A augmente
Le taux annuel du Livret A est relevé à 1,7 % à compter du 1er août 2026, contre 1,5 % au semestre précédent (période du 1er février au 31 juillet 2026). Le rendement du Livret de développement durable et solidaire (LDDS) est aligné au même niveau : 1,7 %. Le Livret d'épargne populaire (LEP) reste quant à lui inchangé à 2,5 % pour la même période.
Le gouvernement a officialisé ces taux par un arrêté daté du 28 juillet 2026, qui fixe également les autres rémunérations pour la période du 1er août 2026 au 31 janvier 2027 :
- Livret A : 1,7 %
- LDDS : 1,7 %
- LEP : 2,5 % (stabilité)
- Compte Épargne Logement (CEL) : 1,25 %
- Livret jeune : rémunération librement fixée par les banques, mais au moins 1,7 %
| Produit | Taux (1er août 2026–31 janvier 2027) |
|---|---|
| Livret A | 1,7 % |
| LDDS | 1,7 % |
| LEP | 2,5 % |
| CEL | 1,25 % |
| Livret jeune | ≥ 1,7 % |
Ces ajustements résultent des règles de révision périodique des produits d'épargne réglementée, qui prennent en compte l'inflation et d'autres paramètres macroéconomiques. Pour les détenteurs, la hausse du Livret A est positive mais reste modeste : sur de petits montants, la différence de rendement reste limitée.
Énergie : une augmentation moyenne de +2,5 % des tarifs réglementés
La Commission de régulation de l'énergie (CRE) a proposé une évolution moyenne des tarifs réglementés de vente de l'électricité de +2,5 %, proposition acceptée par le gouvernement et applicable au 1er août 2026. Cette hausse concerne environ 20 millions de foyers abonnés aux tarifs réglementés (distincts des offres de marché).
La hausse se traduit, à titre d'exemple, par une augmentation annuelle nette d'environ 26 € TTC pour une consommation moyenne de 4,5 MWh : la facture TTC passerait ainsi de 1 046 € à 1 072 €. Les délibérations qui entrent en compte incluent notamment les coûts liés aux réseaux de distribution et de transport.
Qui est concerné et quelles conséquences concrètes ?
- Les titulaires de Livret A, LDDS, LEP, CEL et livret jeune : voir les taux applicables à partir du 1er août pour ajuster l'épargne de précaution ou les arbitrages entre produits.
- Les foyers abonnés aux tarifs réglementés de vente (TRV) d'électricité : une hausse moyenne de +2,5 % sur la facture, avec des gains ou pertes réels dépendant de la consommation individuelle et des contrats.
- Les ménages sur offres de marché : cette évolution ne s'applique pas directement aux contrats indexés sur le marché, qui suivent d'autres dynamiques tarifaires.
Pour les contribuables et les usagers, ces mesures appellent à vérifier la nature de leurs contrats d'énergie et la composition de leur épargne. Les ajustements de taux peuvent inciter certains à rechercher un rendement supérieur via d'autres placements, tandis que l'augmentation tarifaire de l'électricité pèse, même modérément, sur le budget des ménages.
En l'absence d'autres précisions officielles dans le communiqué consulté, il convient de se référer aux textes publiés au Journal officiel et aux notifications individuelles des banques et fournisseurs d'énergie pour connaître l'impact réel sur chaque foyer.