Des reports ciblés pour sécuriser les dépôts et paiements
La Direction générale des impôts (DGI) d’Algérie a décidé de prolonger plusieurs délais de déclaration et de paiement afin de faciliter l’accomplissement des obligations fiscales. La mesure couvre à la fois les contribuables relevant du régime du bénéfice réel et ceux soumis à l’impôt forfaitaire unique (IFU), et s’applique aux usagers suivis par la Direction des grandes entreprises, les centres des impôts, les centres de proximité des impôts et les inspections des impôts.
Trois échéances reprogrammées
Le report s’articule autour de trois formulaires et périodes précises. La DGI fixe de nouvelles dates limites pour:
- La déclaration G50 du mois de juin, désormais attendue au plus tard le jeudi 30 juillet 2026.
- La déclaration annuelle des revenus (G1), repoussée au jeudi 13 août 2026.
- La déclaration prévisionnelle de l’IFU (G12), décalée au mercredi 30 septembre 2026.
La G50 de juin doit également intégrer, selon l’annonce, le paiement du solde de liquidation de deux impositions: l’impôt sur les bénéfices des sociétés (IBS) et l’impôt sur le revenu global (IRG), catégorie bénéfices industriels et commerciaux.
Calendrier synthétique des nouvelles dates
| Déclaration | Période/Objet | Nouvelle échéance |
|---|---|---|
| G50 | Mois de juin (+ solde IBS/IRG BIC) | Jeudi 30 juillet 2026 |
| G1 | Déclaration annuelle des revenus | Jeudi 13 août 2026 |
| G12 (IFU) | Déclaration prévisionnelle | Mercredi 30 septembre 2026 |
Qui est concerné, qui ne l’est pas
La décision vise explicitement:
- Les contribuables sous bénéfice réel.
- Les contribuables à l’IFU.
- Ceux suivis par la Direction des grandes entreprises, les centres des impôts, centres de proximité et inspections.
Le communiqué ne mentionne pas d’autres catégories que celles listées ci-dessus. Les contribuables qui ne relèvent pas de ces régimes ou de ces structures ne sont pas explicitement ciblés par la prorogation.
Objectif: desserrer la contrainte de calendrier
La DGI inscrit ce décalage dans une logique de facilitation des démarches et de sécurisation des dépôts. L’objectif annoncé est de permettre l’achèvement des procédures « dans les meilleures conditions », en allégeant la pression sur les canaux de dépôt au cœur de la période estivale et en tenant compte des charges déclaratives cumulées autour des échéances de fin juillet et mi-août.
Conséquences pratiques pour les entreprises et indépendants
Pour les redevables à l’IBS et à l’IRG (BIC) dont le solde de liquidation est adossé à la G50 de juin, le report au 30 juillet 2026 fournit une marge de manœuvre additionnelle pour arrêter les montants et organiser les règlements. Les contribuables soumis à l’IFU disposent, eux, d’un horizon prolongé jusqu’au 30 septembre 2026 pour transmettre la G12. Quant à la déclaration G1, le glissement au 13 août 2026 permet d’étaler la charge documentaire. À ce stade, aucune mention d’un étalement des paiements au-delà des dates nouvellement fixées n’est indiquée par la DGI, qui renvoie au strict respect des échéances prorogées.
Point de vigilance: respecter les nouvelles dates
Les reports ne valent pas dispense. Les contribuables concernés doivent tenir compte de ces nouvelles limites et anticiper l’alimentation des portails et guichets pour éviter tout retard. Les services de la DGI compétents (grandes entreprises, centres, inspections) sont les points d’appui pour s’assurer du périmètre exact des obligations et de la correcte ventilation entre G50, G1 et G12.
En résumé, les reports au 30 juillet, 13 août et 30 septembre 2026 reprogramment un calendrier chargé pour les contribuables au bénéfice réel et à l’IFU, avec un enjeu immédiat: solder à temps la part due au titre de l’IBS et de l’IRG liée à la G50 de juin.