Le 20 août 2026, le Premier ministre est intervenu publiquement pour démentir une série d'informations circulant depuis plusieurs semaines sur les mesures envisagées dans le budget 2027. Parmi les rumeurs qui ont pris de l'ampleur figurait la remise en cause du crédit d'impôt pour les services à la personne, mesure qui toucherait directement des millions de foyers employeurs ou bénéficiaires de ces prestations.
"Suppression des APL pour les étudiants, gel du RSA ou du minimum vieillesse, remise en cause du crédit d'impôt pour les services à la personne, hausse de l'impôt sur le revenu… Tout cela est faux ! Le budget pour 2027 est encore en préparation ; les véritables décisions seront annoncées lorsqu'elles auront été prises, en transparence." — Sébastien Lecornu, 20 août 2026
Ce qui est confirmé
Le chef du gouvernement a rappelé que le projet de loi de finances (PLF) et le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2027 seront présentés fin septembre 2026. Il a demandé de ne pas diffuser d'informations non vérifiées avant la publication des textes officiels. Le message, relayé sur le réseau social mentionné dans la source, a largement circulé et a été vu plusieurs centaines de milliers de fois.
Ce qui n'est pas exclu
Le démenti ne signifie pas l'absence d'efforts sur les dépenses et les recettes. Le gouvernement a publié des éléments d'orientation : un objectif de déficit public d'environ 4,9 % du PIB en 2027 et des pistes d'économies qui sont partiellement listées dans la communication antérieure. Parmi les mesures évoquées comme possibles figurent :
- un gel partiel des pensions parmi les plus élevées ;
- la possible reconduction d'une surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises (chiffrée à environ 7,3 milliards d'euros en 2026 pour l'exercice en cours) ;
- le relèvement du plafond des franchises médicales à 140 euros.
Conséquences pour le crédit d'impôt services à la personne
Le crédit d'impôt pour l'emploi d'un salarié à domicile ou pour certains services à la personne représente un dispositif fiscal majeur du secteur. Le démenti public du Premier ministre a pour effet immédiat de calmer les craintes du secteur et des bénéficiaires, mais il ne protège pas définitivement la mesure : tant que le PLF et le PLFSS ne sont pas déposés et discutés, des modifications restent possibles.
Calendrier et enjeux
Le calendrier parlementaire de l'automne 2026 sera déterminant : les textes seront présentés fin septembre puis examinés à l'automne. Le gouvernement a pris note d'une configuration politique difficile, sans majorité stable, et qualifie ce budget de « premier semestre » avec des mesures pour partie réversibles par la majorité qui sera issue des prochains scrutins.
| Date | Événement |
|---|---|
| 20/08/2026 | Démenti public du Premier ministre sur plusieurs rumeurs budgétaires |
| Fin septembre 2026 | Présentation prévue du PLF et du PLFSS 2027 |
Qui est concerné ?
Directement concernés : les ménages employeurs de salariés à domicile, les personnes recourant aux services à la personne et le réseau professionnel du secteur (entreprises et organismes prestataires). Indirectement concernés : l'ensemble des contribuables, via l'équilibre budgétaire recherché et les arbitrages sur d'autres prestations sociales ou recettes fiscales.
En l'état, il convient d'attendre la publication officielle du PLF et du PLFSS pour connaître les décisions définitives. D'ici là, le démenti du 20 août 2026 rétablit une certaine prudence dans l'interprétation des fuites et rumeurs qui ont circulé.