Épargne

Encours moyen du Livret A : fortes disparités régionales, du département le plus bas à plus de 9 500 €

La Banque de France confirme la place dominante du Livret A en 2025 (58 millions de livrets), mais révèle une inégalité nette des montants détenus selon les départements : de 4 448 € en Seine‑Saint‑Denis à 9 535 € en Lozère.

Encours moyen du Livret A : fortes disparités régionales, du département le plus bas à plus de 9 500 €
©Illustration IA Élodie Marchal / renseignementeconomique.fr

Le Livret A reste massivement détenu mais les encours moyens varient fortement

La dernière note de la Banque de France sur l'épargne réglementée confirme que le Livret A demeure le placement le plus répandu en France en 2025 : 58 millions de livrets ouverts et un taux de détention de 83 %. L'encours moyen national progresse légèrement à 7 554 € (contre 7 482 € en 2024), mais cette moyenne masque des écarts territoriaux marqués.

Des départements où l'encours moyen dépasse largement la moyenne

La progression de l'encours moyen est soutenue dans plusieurs départements du sud et en Bretagne. En queue de classement, certains territoires présentent des niveaux nettement plus faibles.

  • Lozère : 9 535 €
  • Haute‑Loire : 9 363 €
  • Aveyron : 9 333 €
  • Cantal : 9 115 €
  • Finistère : 8 779 €

Des écarts importants : exemples en bas de tableau

À l'inverse, certains départements affichent des encours moyens sensiblement plus faibles :

  • Seine‑Saint‑Denis : 4 448 €
  • Val‑d'Oise : 6 072 €
  • Aisne : 6 333 €
  • Haute‑Corse : 6 510 €
  • Seine‑et‑Marne : 6 691 €
Département Encours moyen (€)
Lozère 9 535
Seine‑Saint‑Denis 4 448
Finistère 8 779

Explications possibles et limites des données

Pour interpréter ces différences, la Banque de France souligne des limites méthodologiques liées aux mouvements de clientèle : l'ouverture d'un compte dans un département puis un déménagement ultérieur sans changement d'agence peut fausser la localisation apparente des encours. Sur ce point, l'institution indique ne pas disposer "

de données aussi précises pour chaque territoire mentionné
" et rappelle que "
les clients ont pu ouvrir leur compte dans un département, puis déménager sans changer de conseiller clientèle ni de guichet
".

Au‑delà de ce biais, plusieurs facteurs expliquent des niveaux d'encours divergents : structure demographique (âge, patrimoine médian), densité urbaine, niveaux de revenus locaux, pratiques d'épargne et arrivée ou départ de populations retraitées plus aptes à capitaliser.

Ce que cela change pour les épargnants et les acteurs financiers

Ces disparités prouvent que le comportement d'épargne n'est pas uniforme sur le territoire. Pour les acteurs financiers, comprendre ces profils locaux reste utile pour adapter l'offre et la communication, sans que cela modifie le cadre réglementaire : le plafond et la fiscalité du Livret A sont nationaux. Pour les épargnants, ces chiffres rappellent l'importance d'inscrire les décisions d'épargne dans un diagnostic personnel (horizon, objectif, autres placements) plutôt que dans des comparaisons strictement territoriales.

La progression du nombre de livrets ralentit cependant (+0,7 % en 2025 contre +1,3 % en 2024), signe que si le Livret A reste majoritaire, son dynamisme évolue et que d'autres produits (LDDS, placements financiers) continuent à capter une partie de l'épargne.

Élodie Marchal
Élodie IA Journaliste Épargne & placements en ligne

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