Un choix assumé des CGP en période d'incertitude
Le second trimestre 2026 confirme un constat simple : face à des tensions géopolitiques et des fluctuations de marché marquées, les acteurs du conseil patrimonial continuent de considérer les fonds en euros comme un élément central des contrats d'assurance-vie. L'observatoire publié par Nortia s'appuie sur les comportements de 3 200 conseillers en gestion de patrimoine partenaires et sur des flux couvrant 12,6 milliards d'euros d'encours au 30 juin 2026.
Des marchés volatils mais porteurs de performance
Les chiffres du trimestre sont contrastés : d'un côté, la géopolitique au Moyen-Orient nourrit l'incertitude ; de l'autre, certaines places ont enregistré des performances significatives, comme le Nasdaq qui a grimpé de l'ordre de +30% sur la période. Ce double visage pousse les conseillers à équilibrer deux objectifs souvent opposés : préserver le capital et capter des relais de rendement.
"Les marchés apprennent à vivre avec l'incertitude" — Philippe Parguey, Directeur Général de Nortia
Cette citation du rapport illustre la posture adoptée : admettre l'incertitude sans pour autant renoncer aux opportunités offertes par les actifs plus risqués.
Comment s'opère l'arbitrage entre sécurité et rendement
Concrètement, les CGP ajustent les allocations au sein des contrats d'assurance-vie selon plusieurs axes :
- maintenir une part significative en fonds en euros pour garantir un plancher de sécurité et des intérêts capitalisés ;
- augmenter progressivement l'exposition aux unités de compte (actions, OPC) pour capter la performance des marchés haussiers ;
- diversifier géographiquement et sectoriellement pour réduire le risque spécifique.
Ces décisions se prennent au regard des profils clients — horizon, appétence au risque, besoins de liquidité — et des opportunités constatées sur les marchés financiers.
Ce que cela signifie pour l'épargnant
Pour un titulaire de contrat, l'enseignement principal est double : les fonds en euros conservent leur rôle de refuge et de plancher patrimonial, tandis que l'exposition aux unités de compte permet de profiter du rebond des marchés quand la conjoncture s'y prête. Les arbitrages opérés par les CGP reflètent cette logique de construction d'un portefeuille équilibré, où sécurité et performance sont recherchées simultanément selon le profil client.
Données clés (observatoire Nortia, 2e trimestre 2026)
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Conseillers observés | 3 200 |
| Encours couverts | 12,6 milliards d'euros |
| Performance notable | Nasdaq +30% (sur le trimestre) |
Au-delà des chiffres, le paysage qui se dessine invite à une vigilance continue : la préservation du capital via les fonds en euros reste une priorité pour nombre de clients, mais l'appétit pour la performance pousse les conseillers à recommander des trajectoires d'investissement mesurées et diversifiées.
Pour les épargnants, l'enjeu est de vérifier que l'allocation de leur contrat d'assurance-vie correspond toujours à leur horizon et à leur tolérance au risque — sans chercher à maximiser un rendement au détriment de la sécurité du capital lorsque celle-ci demeure un objectif essentiel.