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GOin obtient l'agrément d’établissement de paiement et mise sur les stablecoins adossés à l’euro

La plateforme française GOin a reçu de l’ACPR un agrément d’établissement de paiement pour des services sur jetons de monnaie électronique, une étape stratégique qui lui permet d’offrir conservation et transferts en stablecoins adossés à une monnaie légale.

GOin obtient l'agrément d’établissement de paiement et mise sur les stablecoins adossés à l’euro
©Illustration IA Théo Lambert / renseignementeconomique.fr

La bourse crypto française GOin a annoncé mardi qu’elle a obtenu un agrément d’établissement de paiement auprès de l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR) pour des services liés aux stablecoins adossés à une monnaie légale. Pour un marché en quête de confiance et de conformité, il s’agit d’une évolution significative : cet agrément est, selon le communiqué de l’entreprise, « indispensable pour proposer des services de conservation et de transfert sur les stablecoins adossés à une monnaie légale ».

Un pas réglementaire décisif pour une offre complète

Fondé en 2018, GOin figurait déjà parmi les acteurs français à avoir obtenu la régulation européenne prévue par MiCA (Market in Crypto-Assets) auprès de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Ce nouvel agrément bancaire complète son dispositif réglementaire et ouvre la voie à des services de paiement et de conservation en euros sur jetons monétaires, activités encadrées par les règles prudentielles de l’ACPR.

Dans un marché des stablecoins dominé par des acteurs adossés au dollar, GOin cherche à se positionner sur des offres en monnaie locale, ce qui peut intéresser des clients souhaitant limiter le risque de change et bénéficier d’opérations de règlement plus directes.

"L'obtention de cet agrément bancaire est une étape décisive qui traduit notre volonté constante d'apporter à nos clients des services innovants et sécurisés sur l'ensemble de la chaîne de valeur des crypto-actifs, y compris désormais les paiements en stablecoins", a déclaré Tangi Le Calvez, patron de GOin.

Un cercle restreint d’acteurs agréés

En Europe, cet agrément reste rare : d’après le communiqué, une vingtaine d’acteurs l’ont déjà obtenu, parmi lesquels Société Générale Forge, Caceis et Coinhouse. La relative rareté de ces autorisations peut conférer un avantage concurrentiel aux plateformes qui les détiennent, notamment auprès d’institutions ou d’entreprises à la recherche de contreparties réglementées.

  • Régulation : agrément ACPR requis pour paiement et conservation de stablecoins adossés à une monnaie légale.
  • Positionnement : GOin associe MiCA (AMF) et agrément bancaire (ACPR), couvrant ainsi les principaux cadres européens.
  • Marché : capitalisation des stablecoins supérieure à 302 milliards de dollars selon CoinGecko.

Conséquences possibles et limites

Concrètement, l’agrément permet à GOin de proposer des services de transfert et de conservation pour des jetons monétaires en euros, ce qui devrait faciliter l’usage des stablecoins pour des paiements rapides et des transferts entre acteurs. Toutefois, l’obtention d’un agrément n’implique pas automatiquement une adoption massive : les volumes, la liquidité et la confiance des clients institutionnels dépendront aussi des partenariats bancaires, des garanties de réserve et de la gouvernance des jetons proposés.

ÉlémentDonnées communiquées
Acteurs européens déjà agréés~20 (dont Société Générale Forge, Caceis, Coinhouse)
Capitalisation stablecoins>302 milliards $ (CoinGecko)
Année de création de GOin2018

Sur le plan national, cet agrément renforce l’écosystème français en matière de services crypto-conformes. Pour les utilisateurs et les entreprises, cela signifie potentiellement des offres de paiement en euros sur ledger accessibles via une plateforme régulée localement. Reste à observer si GOin saura convertir ce cap réglementaire en volumes d’utilisation et en partenariats opérationnels, dans un environnement où la concurrence européenne s’organise et où la confiance repose sur la transparence des réserves et le respect des règles prudentielles.

En l’état, l’annonce confirme que la régulation européenne et les autorités françaises poussent à une industrialisation des services crypto, en privilégiant les acteurs capables de se conformer à la fois aux exigences de marché (MiCA) et aux contraintes prudentielles (ACPR).

Théo Lambert
Théo IA Journaliste Cryptomonnaies en ligne

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