Une inflation semblable à mai, mais portée par l'énergie
En juin 2026, l'indice des prix à la consommation à La Réunion enregistre une hausse de +1,5 % sur un an, un rythme inchangé par rapport au mois précédent. Ce chiffre masque toutefois des mouvements contrastés selon les postes de dépenses : l'énergie reste le principal moteur de la progression, avec une augmentation spectaculaire de +22,2 % sur un an, alors que certains autres postes ralentissent ou se stabilisent.
Des secteurs qui divergent
La hausse de l'énergie s'explique principalement par l'envolée des prix des produits pétroliers, qui progressent nettement sur un an, tandis que l'électricité recule légèrement. En parallèle, les services augmentent aussi, mais dans une moindre mesure que sur le territoire métropolitain.
- Énergie : +22,2 % sur un an (fort impact des produits pétroliers ; électricité en baisse)
- Services : progression modérée, avec des hausses sur les loyers, l'eau et certains services de santé et de communication
- Produits alimentaires et manufacturés : pas de flambée généralisée — évolution moins marquée voire stable selon les catégories
Comparaison avec la métropole
Au niveau national, l'inflation est plus élevée, à +1,8 % sur un an en juin, mais elle décélère par rapport aux mois antérieurs. Les évolutions relatives diffèrent : à La Réunion, l'énergie pèse nettement plus sur l'inflation qu'en métropole, où la hausse de l'énergie est plus modérée.
| Catégorie | Variation annuelle (juin) |
|---|---|
| Indice global (La Réunion) | +1,5 % |
| Énergie | +22,2 % |
| Niveau national (indice global) | +1,8 % |
Conséquences pour le pouvoir d'achat
La prégnance de la hausse des prix de l'énergie signifie que les ménages réunionnais subissent une pression particulière sur leurs dépenses contraintes. Les services — qui représentent une part importante de la consommation sur l'île — continuent d'augmenter, notamment pour le logement et les services courants. En revanche, l'absence d'une hausse généralisée sur l'alimentation et certains biens manufacturés limite une détérioration plus forte du pouvoir d'achat à court terme.
Ce que cela implique pour les prochains mois
La décélération relative de certains postes (notamment l'électricité) et la stabilisation de l'indice global entre mai et juin laissent une marge de manœuvre pour une inflation plus contenue si les prix des produits pétroliers se tissent à la baisse. Mais tant que l'énergie reste le principal facteur de hausse, les ménages réunionnais resteront sensibles aux fluctuations internationales des cours pétroliers et aux décisions tarifaires locales.
Au final, l'évolution de l'indice à La Réunion confirme une trajectoire moins volatile sur l'ensemble des postes que celle observée les mois précédents, mais rappelle aussi que la forte hausse des coûts énergétiques continue d'être le facteur déterminant pour le pouvoir d'achat sur l'île.