Hausse trimestrielle limitée des demandeurs d’emploi sans activité
Le ministère du Travail publie pour le deuxième trimestre 2026 un tableau d’ensemble marqué par une légère remontée du nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité. La catégorie A atteint 3,323 millions de personnes, soit une progression de 0,8% par rapport au trimestre précédent, après un recul de 1,2% enregistré trois mois plus tôt.
Des chiffres qui varient selon les corrections appliquées
Les services statistiques signalent que des révisions méthodologiques pèsent sur l’interprétation de ces mouvements. Une correction prenant en compte l’inscription automatique des allocataires du RSA et la non-radiation de certains demandeurs depuis juin 2025 conduit, sur ce périmètre, à une légère baisse de 0,2% de la catégorie A sur le trimestre — contrastant avec la hausse non corrigée.
La lecture par catégories A, B, C
Lorsque l’on additionne les catégories A, B et C — les personnes sans activité et celles exerçant une activité réduite souhaitant travailler davantage — le total atteint 5,801 millions, en hausse de 1,3% sur le trimestre. En excluant les nouveaux publics recensés depuis janvier 2025 et les chômeurs concernés par des mesures de radiation qui n’ont pas été appliquées, cette progression retombe à 0,4%.
| Périmètre | Effectif | Variation trimestrielle |
|---|---|---|
| Catégorie A (non-actifs) | 3,323,000 | +0,8% (non corrigé) |
| Ensemble A, B, C | 5,801,000 | +1,3% (non corrigé) |
| Périmètre corrigé* | — | +0,4% (hors nouveaux publics et non-radiations) |
*Corrections : inscription automatique des allocataires RSA et effets de radiations non appliquées.
Ce que ces chiffres signifient pour les actifs et les employeurs
La lecture des données montre que la situation sur le marché du travail reste fragile et sensible aux modalités de comptage. Pour les demandeurs d’emploi, une hausse même modérée de la catégorie A traduit une plus grande difficulté à retrouver un emploi sans activité stable. Pour les employeurs, la progression des catégories B et C souligne la présence d’un vivier de travailleurs à temps partiel susceptibles de chercher des heures supplémentaires ou des postes plus stables.
Évolution annuelle
Sur douze mois, la tendance reste haussière en données non corrigées : la catégorie A progresse de 3,1%, tandis que l’ensemble des catégories A, B et C augmente de 3,2%. Ces variations annuelles témoignent d’un retour progressif à une tension plus forte sur le marché du travail, accentuée par les recomptages et l’élargissement des publics inscrits à France Travail depuis 2025.
- Points de vigilance : l’impact des corrections méthodologiques sur la lecture des tendances.
- Conséquence pour les demandeurs : augmentation modérée de la concurrence pour les emplois sans qualification.
- Conséquence pour les employeurs : davantage de candidats en temps partiel pourraient chercher à augmenter leur temps de travail.
Les chiffres publiés par le ministère imposent une lecture prudente : la hausse trimestrielle existe mais s’atténue une fois neutralisés certains effets administratifs. Reste que l’augmentation annuelle dessine une trajectoire à suivre pour les politiques de l’emploi et pour les acteurs du marché du travail.