La Dares publie une estimation qui montre une faible baisse (-0,2 %) du nombre d'inscrits à France Travail en catégorie A pour le deuxième trimestre 2026. Sur la période avril-juin, cela représente environ 5 000 personnes en moins dans la catégorie des demandeurs n'ayant pas travaillé du tout au cours du mois.
Une amélioration légère, après un trimestre plus marqué
La progression enregistrée au printemps doit être lue dans son contexte : le premier trimestre 2026 avait connu une baisse plus nette de la catégorie A (-2,4 %, soit 58 000 inscrits en moins). Sur un an, la Dares estime une diminution de 1,6 % de cette catégorie, correspondant à 38 000 personnes en moins.
Des mesures administratives et une réalité mesurée différemment
Ces chiffres administratifs, basés sur les inscriptions à France Travail et compilés par la Dares, offrent un éclairage utile sur la dynamique conjoncturelle. Ils diffèrent toutefois des estimations issues des enquêtes auprès des ménages utilisées par l'Insee.
« ces chiffres sont des estimations qui reflètent le mieux l'évolution conjoncturelle du marché du travail »
Selon l'Insee, le taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) s'établissait à 8,1 % de la population active au premier trimestre 2026. L'Insee relève par ailleurs que le nombre de chômeurs (hors Mayotte) est de 2,6 millions, soit une augmentation de 68 000 par rapport au trimestre précédent.
Ce que cela change pour les actifs
Pour les demandeurs d'emploi, une baisse modeste des inscriptions administratives peut signifier un retour partiel à l'emploi, une sortie des listes pour d'autres raisons ou une moindre inscription. Pour les entreprises, la lecture doit rester prudente : une baisse de la catégorie A n'indique pas nécessairement un regain massif de recrutement durable.
- Signal conjoncturel : la Dares propose un indicateur de court terme qui montre aujourd'hui une légère amélioration.
- Décalage méthodologique : les données administratives et l'enquête BIT peuvent évoluer différemment.
- Attention aux chiffres bruts : mouvements trimestriels peuvent cacher des tendances sectorielles ou des effets saisonniers.
Quelques chiffres clés
| Indicateur | Valeur | Période |
|---|---|---|
| Variation catégorie A (Dares) | -0,2 % (≈ -5 000) | T2 2026 vs T1 2026 |
| Variation catégorie A (T1 2026) | -2,4 % (≈ -58 000) | T1 2026 |
| Variation annuelle catégorie A | -1,6 % (≈ -38 000) | T2 2026 vs T2 2025 |
| Taux de chômage (BIT, Insee) | 8,1 % | T1 2026 |
| Nombre de chômeurs (BIT, hors Mayotte) | 2,6 millions (+68 000) | T1 2026 vs T4 2025 |
La lecture conjointe de ces séries impose de rester prudent avant de conclure à une reprise soutenue du marché du travail. Les chiffres administratifs et ceux issus de l'enquête auprès des ménages répondent à des définitions et à des temporalités différentes : l'un capte les mouvements d'inscription et de sorties, l'autre mesure le chômage selon le cadre international du BIT.
Pour les actifs et les recruteurs, la donnée importante reste l'évolution continue : une baisse ponctuelle de la catégorie A n'assure ni la stabilité des trajectoires professionnelles ni une amélioration durable du marché de l'emploi. Les prochains trimestres diront si la tendance se confirme ou si elle reflète de simples variations conjoncturelles.