Une augmentation modérée mais persistante des inscrits à France Travail
Au second trimestre 2026, le département de l'Isère compte en moyenne 92 090 demandeurs d'emploi tenus de rechercher un emploi (catégories A, B et C), soit une progression de +0,5 % sur trois mois (+420 personnes) et de +2,1 % sur un an. Le marché du travail local reste donc orienté à la hausse, même si l'accélération semble contenue.
Des profils contrastés : moins d'emplois complets, plus d'inscriptions longue durée
La catégorie A (personnes sans aucun emploi) affiche une légère baisse trimestrielle de -0,3 %, pour s'établir à 50 710 inscrits. Sur un an, toutefois, cette catégorie est en hausse de +1,6 %. Parallèlement, l'Isère voit croître le nombre de demandeurs inscrits depuis au moins un an : ils sont 39 520, représentant 42,9 % des inscrits en A, B, C, avec une progression de +1,2 % sur le trimestre et de +7 % en un an.
Les jeunes, première catégorie pénalisée
La hausse des demandeurs profite surtout aux plus jeunes : la tranche des moins de 25 ans enregistre une progression annuelle remarquable de +5,5 % en catégories A, B et C. Les 25-49 ans augmentent de +2,4 %, tandis que les 50 ans et plus voient leurs effectifs légèrement diminuer (-0,7 %).
Impact de la réforme France Travail et répartition globale
En intégrant les catégories A à E, le total des personnes inscrites à France Travail atteint 105 010, en hausse de +0,5 % sur le trimestre et de +1,7 % sur un an. Par ailleurs, les nouvelles catégories introduites par la réforme — parcours social (F) et en attente d'orientation (G) — comptabilisent respectivement 10 566 et 3 896 personnes au deuxième trimestre. Ces évolutions dessinent un paysage où la prise en charge administrative se développe, sans produire pour l'instant d'amélioration nette et durable sur l'emploi réel.
- 92 090 demandeurs en A, B, C (moyenne trimestrielle)
- 50 710 inscrits en A (sans emploi)
- 39 520 inscrits depuis au moins un an
Quelles conséquences pour les salariés et les employeurs ?
Pour les demandeurs, la hausse des jeunes chômeurs signifie une concurrence accrue pour les premières embauches et les contrats précaires. Les publics de longue durée, désormais plus nombreux, risquent d'être marginalisés si les politiques d'accompagnement ne sont pas renforcées. Du côté des employeurs, la légère augmentation du vivier de candidats peut sembler positive, mais la montée en nombre des inscrits de longue durée et des jeunes sans expérience pose des défis en termes de qualification et d'employabilité.
Les chiffres isérois soulignent l'intérêt d'actions ciblées : formation professionnelle adaptée aux jeunes, dispositifs favorisant le retour à l'emploi des demandeurs de longue durée, et liens renforcés entre acteurs publics et entreprises pour transformer ces inscriptions en emplois durables.