Stabilité du taux annuel malgré des mouvements divergents
En juillet 2026, le taux d'inflation annuel au Luxembourg reste positionné à 2,2 %, identique à celui de juin. Ce chiffre masque toutefois des évolutions contrastées selon les postes de dépenses : l'énergie reste nettement au-dessus de son niveau de l'an dernier, quand certains biens industriels reculent significativement sous l'effet des soldes d'été.
Énergie : des prix encore élevés mais une baisse mensuelle
Sur un an, le niveau des prix de l'énergie se situe à +7,1 % par rapport à juillet 2025. Cependant, le mois de juillet enregistre une inflexion : les prix de l'énergie ont reculé de 0,4 % par rapport à juin. Le STATEC attribue cette diminution en grande partie aux mesures prévues par l'accord tripartite.
« Cette diminution s’explique principalement par les mesures décidées dans le cadre de l’accord tripartite, qui prévoient une réduction de 5 centimes par litre de diesel et d’essence. Ainsi, les carburants enregistrent une baisse mensuelle de 1.4%, mais restent 15.8% au-dessus du niveau de juillet 2025. »
Dans le détail, le prix du litre de diesel a reculé de 2,3 % sur un mois, tandis que celui de l'essence a diminué de 0,7 %. Sans l'intervention gouvernementale, les carburants auraient, selon le STATEC, connu une hausse mensuelle d'environ 1,5 %.
Soldes d'été : forte baisse des vêtements, effet temporaire
Les soldes d'été ont fortement tiré les prix des biens industriels non énergétiques vers le bas : l'ensemble de ces catégories affiche une baisse mensuelle de 2,8 %. La pression est particulièrement nette sur l'habillement et la chaussure, où les prix ont chuté de 14,3 % entre juin et juillet, tout en restant supérieurs de 2,5 % à leur niveau de juillet 2025.
- Biens industriels hors énergie : -2,8 % (mois à mois)
- Vêtements et chaussures : -14,3 % (mois à mois), +2,5 % (an)
- Carburants : -1,4 % (mois à mois), +15,8 % (an)
Conséquences et perspectives
Ces mouvements soulignent deux dynamiques opposées : des mesures publiques temporaires et des soldes qui abaissent certains prix à court terme, et une base de comparaison plus élevée sur l'énergie qui maintient l'inflation annuelle au-dessus de 2 %. Le STATEC signale par ailleurs que les baisses liées aux soldes pourraient être partiellement reversées dans les mois à venir, lorsque les commerçants remonteront leurs tarifs après la période promotionnelle.
| Poste | Variation mensuelle | Variation annuelle |
|---|---|---|
| Inflation (taux annuel) | — | +2,2 % |
| Énergie | -0,4 % | +7,1 % |
| Carburants | -1,4 % | +15,8 % |
| Vêtements & chaussures | -14,3 % | +2,5 % |
Pour les ménages, l'effet net de juillet est donc mitigé : une respiration ponctuelle sur certains achats courants grâce aux soldes et à la baisse mensuelle des carburants, mais un maintien d'une pression sur le budget énergétique sur douze mois. Pour les décideurs, la question reste de savoir si les mesures temporaires (réductions sur les carburants) suffiront à ancrer durablement l'inflation dans une trajectoire stable, ou si des ajustements seront nécessaires si les prix de l'énergie rebondissent.