Un signal de marché sur l'inflation
Guillaume Rigeade, de la société de gestion Carmignac, alerte sur un décalage entre les anticipations affichées par les marchés obligataires et le risque réel d'inflation. Selon lui, ce phénomène rend particulièrement attrayantes les obligations dont le capital est indexé sur un indice des prix à la consommation.
Pourquoi les obligations indexées retiennent l’attention
Les titres indexés à l'inflation protègent, par construction, le pouvoir d'achat du capital : lorsque l'indice des prix croît, le montant remboursé augmente en conséquence. Dans un contexte où certains acteurs de marché semblent sous-estimer la probabilité d'une reprise durable des pressions inflationnistes, ces instruments offrent une couverture directe contre ce risque.
"Les obligations indexées sur l'inflation sont attrayantes"
Conséquences pour les investisseurs
- Protection réelle du capital contre une hausse des prix, utile pour les horizons de placement intermédiaires et longs.
- Diversification : ces titres peuvent améliorer la résistance d'un portefeuille face à des épisodes d'inflation inattendus.
- Évaluation du risque : leur attractivité dépend des anticipations d'inflation et de la prime exigée par les marchés pour détenir des obligations nominales.
Enjeux pratiques et limites
Adopter une position sur des obligations indexées implique de tenir compte de plusieurs éléments : la nature exacte de l'indexation (indice national ou international), les modalités de revalorisation, la liquidité du marché, et la sensibilité du titre aux taux réels. Ces paramètres déterminent l'intérêt comparé de ces instruments par rapport aux obligations conventionnelles ou à d'autres actifs réels.
| Avantages | Limites |
|---|---|
| Couverture directe contre l'inflation | Valorisation liée aux attentes d'inflation |
| Amélioration de la diversification | Liquidité parfois moindre selon l'émission |
Que retenir pour le public français ?
Pour les épargnants et les gestionnaires d'actifs, l'avis exprimé par un professionnel de Carmignac invite à réévaluer l'exposition aux risques inflationnistes dans les portefeuilles. Sans préconiser une démarche uniforme, il rappelle que les instruments indexés sur les prix constituent une piste opérationnelle pour préserver le pouvoir d'achat si l'inflation devait rebondir plus fortement que prévu par les marchés.