Un terrain transformé en marché de l'emploi
France Travail et l'USVic XV (Vic‑en‑Bigorre) ont officialisé la labellisation du club pour porter la deuxième édition de l'opération « Du stade vers l'emploi », dont l'objectif est de mettre en relation demandeurs d'emploi et employeurs autrement. La journée, programmée le 28 septembre au stade Ménoni, reprend la recette testée en 2025 et revendique un bilan chiffré parlant : 80 % de recrutements à l'issue de la première édition.
L'originalité tient à la méthode : la matinée se joue sur le terrain, anonymement. Demandeurs, recruteurs et agents de France Travail participent ensemble à des ateliers sportifs et collectifs. Le principe est simple : observer des comportements et savoir‑faire en situation, sans être influencé par des CV, des diplômes ou des a priori.
"C'est un événement pour faire se rencontrer les demandeurs d'emploi et les entreprises en recrutant différemment"
À midi, le club offre un repas, un moment de convivialité qui facilite ensuite les entretiens de l'après‑midi, organisés sous forme de speed‑dating. Selon les porteurs de l'opération, ce déroulé permet de faire émerger des qualités recherchées par les employeurs — solidarité, engagement, habiletés relationnelles — que les méthodes classiques de recrutement peuvent laisser dans l'ombre.
Des objectifs chiffrés mais ciblés
Pour cette édition, France Travail a préparé 75 demandeurs d'emploi pour répondre aux besoins d'« au moins quinze entreprises » engagées sur l'opération. Le club met à disposition moyens humains et matériels pour accueillir la journée. Les organisateurs insistent sur l'utilité de telles initiatives dans les zones périphériques : elles permettent d'ajuster le recrutement aux réalités locales, en complément des dispositifs classiques.
| Élément | Chiffre |
|---|---|
| Taux de recrutement (édition 2025) | 80 % |
| Demandeurs préparés (édition 2026) | 75 |
| Entreprises participantes | plus de 15 |
| Date de la journée | 28 septembre |
Le discours des responsables de France Travail et du club met en avant la dimension collective de l'action : acteurs locaux, employeurs et agence publique se mobilisent pour recruter « différemment ». Côté employeurs, la participation répond à un besoin concret de repérer des compétences comportementales sur lesquelles reposent souvent l'intégration et la tenue d'un poste, surtout dans les territoires où le vivier est restreint.
Ce que cela change pour les candidats et les entreprises
- Pour les demandeurs d'emploi : la méthode atténue l'impact des ruptures de parcours et valorise des compétences pratiques et sociales non toujours visibles sur un CV.
- Pour les entreprises : l'approche facilite l'observation du savoir‑être en situation réelle, complémentaire aux entretiens classiques et aux tests formels.
- Pour les territoires : l'opération propose un outil d'activation du marché du travail local, susceptible d'être reproduit ou adapté ailleurs.
À défaut d'une généralisation immédiate, cette initiative offre une piste concrète pour réduire les frictions entre offres et demandes d'emploi, en particulier dans les zones excentrées où l'innovation dans les pratiques de recrutement devient une nécessité. La reconduction et les chiffres annoncés attirent l'attention : reste à voir si le modèle produira, à l'échelle, des effets durables au‑delà du succès ponctuel.