Une hausse mesurée mais encadrée
L'Insee a rendu public l'indice de référence des loyers pour le deuxième trimestre 2026 : il s'établit à 148,37, ce qui correspond à une progression de 1,15 % sur un an en France métropolitaine. Concrètement, cette variation permet à certains propriétaires de procéder à une révision de loyer — mais uniquement lorsqu'un ensemble de conditions contractuelles et réglementaires est respecté.
Qui peut effectivement augmenter le loyer ?
La publication de l'IRL ne vaut pas hausse généralisée. Pour qu'une hausse soit possible, il faut cumuler plusieurs éléments : la présence d'une clause de révision dans le bail, la référence explicite à l'IRL et la survenance de la date annuelle prévue pour la révision. Sans ces éléments, le propriétaire ne peut pas s'appuyer sur cet indice pour relever le montant du loyer.
- Clause contractuelle : le bail doit prévoir la révision et indiquer quel trimestre sert de base.
- Date de révision : l'augmentation s'applique à la date convenue dans le contrat ou, à défaut, à la date anniversaire du bail.
- Délai de demande : le bailleur doit réclamer la majoration dans l'année suivant la date de révision ; pas de rétroactivité au-delà.
- Exclusions : les logements classés F ou G au diagnostic de performance énergétique, soumis au gel des loyers, ne peuvent pas voir leur loyer révisé via l'IRL.
Ce que représente +1,15% en pratique
Sur un loyer de référence, la hausse de 1,15 % reste modérée : elle reflète principalement l'inflation sous-jacente mesurée par l'Insee pour la période considérée. Le calcul porte en principe sur le loyer hors charges. Aucun préavis d'un mois n'est imposé par la loi pour cette révision annuelle fondée sur l'IRL, et le bail mobilité, par nature temporaire, ne peut pas être révisé sur cette base pendant sa courte durée.
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| IRL (T2‑2026) | 148,37 |
| Variation annuelle | +1,15 % |
Conséquences pour locataires et propriétaires
Pour les propriétaires, cette remontée autorise des révisions mesurées lorsqu'elles sont contractuellement permises ; le calendrier et la forme de la demande doivent être respectés sous peine de contestation. Pour les locataires, il est essentiel de vérifier le bail : sans clause de révision ou si le logement est concerné par le gel lié aux passoires thermiques, aucune hausse ne peut être imposée. Dans un marché où les ménages restent attentifs à chaque euro de charge, la maîtrise de ces détails contractuels fait souvent la différence entre une hausse effective et une tentative de revalorisation inapplicable.
Ce qu'il faut retenir
- L'IRL T2‑2026 vaut 148,37 en métropole, +1,15 % sur un an.
- La hausse de 1,15 % n'est pas automatique : elle n'est mobilisable que si le bail le permet et si le logement n'est pas soumis au gel des loyers pour cause de mauvaise performance énergétique.
- Le calcul normal porte sur le loyer hors charges et la demande du bailleur doit intervenir dans l'année suivant la date de révision.