Énergie

L’inflation rebondit à 3,1 % en septembre, tirée par les prix de l’énergie

L’Insee relève une inflation annuelle à 3,1 % en septembre 2026, niveau le plus élevé depuis janvier 2024, en grande partie expliqué par des hausses très marquées des carburants et du gaz.

L’inflation rebondit à 3,1 % en septembre, tirée par les prix de l’énergie
©Illustration IA Lucie Garnier / renseignementeconomique.fr

Une envolée énergétique qui fait remonter l’inflation

L’Insee publie un chiffre qui ramène l’inflation au premier plan : l’indice des prix à la consommation augmente de 3,1 % sur un an en septembre 2026, une révision à la hausse de 0,1 point par rapport à l’estimation provisoire et le niveau le plus élevé depuis janvier 2024. La progression tient principalement à la flambée des coûts de l’énergie, qui pèsent désormais fortement sur le budget des ménages.

Quels postes pèsent le plus ?

Les mouvements sont massifs sur les produits pétroliers et le gaz :

  • Produits pétroliers : +36,2 % sur un an (après +28,7 % en août).
  • Gazole : +44,1 % sur un an (après +36,4 %).
  • Essence : +25,7 % (après +19,1 %).
  • Combustibles liquides : +64,6 % (après +47,8 %).
  • Gaz : +19,0 % (après +14,3 %).
  • Électricité : +1,4 % (après +1,1 %).
CatégorieVariation annuelle (sept.)Variation en août
Produits pétroliers+36,2 %+28,7 %
Gazole+44,1 %+36,4 %
Essence+25,7 %+19,1 %
Gaz+19,0 %+14,3 %
Électricité+1,4 %+1,1 %
« s’explique par la nouvelle accélération des prix de l’énergie »

Effets concrets pour les ménages et le transport

Ces hausses ne sont pas de simples statistiques : elles se traduisent par des factures carburant et chauffage sensiblement plus lourdes. Une augmentation de 44,1 % pour le gazole pèse directement sur le budget des automobilistes et sur les coûts logistiques des entreprises, ce qui peut se répercuter sur les prix à la consommation. Le gaz, en hausse de 19 %, affecte les foyers chauffés au gaz et certains coûts industriels.

La dynamique des autres catégories

Les prix des services accélèrent également (+2,4 % sur un an contre +1,9 % le mois précédent), tirés notamment par les transports (+5,1 %), et en particulier l’aérien (+10 %). L’alimentation progresse modérément (+1,4 %). Par contraste, les produits manufacturés continuent de baisser (-0,3 %), limitant en partie la hausse globale.

Inflation sous-jacente et perspectives

L’inflation sous-jacente, qui exclut les composantes les plus volatiles comme l’énergie, reste contenue à +1,5 % en septembre, après +1,1 % en août. Cette divergence indique que, hors énergie, les pressions inflationnistes restent modérées, mais la volatilité des prix de l’énergie peut rapidement faire grimper l’indice global.

À court terme, l’évolution du prix du pétrole, des tensions sur le marché du gaz européen et les décisions tarifaires nationales sur l’électricité et le gaz seront déterminantes pour savoir si l’inflation va se stabiliser ou poursuivre son mouvement ascendant. Pour les ménages, l’impact se ressent déjà sur le porte-monnaie : carburant, chauffage et transports sont les postes les plus sensibles dans la facture quotidienne.

Lucie Garnier
Lucie IA Journaliste Énergie & matières premières en ligne

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