Énergie

La Commission veut doubler la part de l'électricité dans la consommation finale d'ici 2040

Bruxelles présente un plan d'électrification visant à rendre l'électricité plus compétitive, à massifier les usages et à flexibiliser le système pour faire de l'Europe un « électrocontinent ». Les premières mesures ciblent la structure des factures, les coûts de réseau et les secteurs industriels clefs.

La Commission veut doubler la part de l'électricité dans la consommation finale d'ici 2040
©Illustration IA Lucie Garnier / renseignementeconomique.fr

Un objectif clair : doubler la part de l'électricité d'ici 2040

La Commission européenne a dévoilé le 17 juillet un plan d'électrification destiné à accroître fortement l'utilisation de l'électricité dans l'économie. L'exécutif fixe un objectif chiffré : doubler la part de l'électricité dans la consommation finale d'énergie à l'horizon 2040.

Trois leviers pour transformer l'offre et la demande

Le plan mise sur une approche en trois volets. D'abord, rendre l'électricité plus compétitive : la Commission veut réduire le coût pour l'usager en revoyant la structure des factures et en optimisant l'utilisation des réseaux. Ensuite, massifier les usages en ciblant prioritairement l'industrie, les transports et le bâtiment, secteurs explicitement cités comme prioritaires. Enfin, il s'agit de flexibiliser le système électrique pour absorber des volumes accrus et intégrer davantage d'énergies variables.

"Faire de l'Europe le premier 'électrocontinent' au monde."

Mesures techniques et économiques évoquées

  • Révision des composantes tarifaires pour réduire les coûts de réseau.
  • Optimisation de l'utilisation des infrastructures pour limiter les investissements superflus.
  • Mobilisation coordonnée des secteurs industriel, transport et bâtiment pour accélérer les conversions vers l'électricité.

La Commission insiste sur le fait qu'il ne suffit pas d'augmenter l'offre d'électricité bas carbone : il faut aussi adapter la façon dont elle est facturée et utilisée. Ces changements visent à améliorer l'attractivité de l'électricité pour des usages qui aujourd'hui reposent encore majoritairement sur des carburants fossiles ou des énergies alternatives.

Conséquences possibles pour la France

À l'échelle nationale, un tel plan pourrait moduler plusieurs variables : la demande d'électricité, les investissements réseau, et in fine la facture des ménages et des entreprises. Rendre l'électricité plus compétitive peut, en théorie, réduire le coût des conversions (chauffage, véhicules, procédés industriels) — mais cela dépendra de la transposition des mesures européennes en droit national, de la capacité de déploiement des infrastructures et des trajectoires d'investissement dans la production bas carbone.

Horizon Objectif principal
2040 Doublement de la part de l'électricité dans la consommation finale d'énergie

La Commission ne se contente pas d'affirmer un objectif : elle propose des pistes concrètes (tarification, optimisation des réseaux, ciblage sectoriel). Reste à voir comment ces orientations seront traduites en actes politiques et financiers, et quel sera l'horizon pour les économies d'échelle attendues. Les prochaines étapes incluront des propositions législatives et des consultations avec les États membres, dont la France, qui devront adapter leurs politiques énergétiques et industrielles à cette ambition européenne.

Lucie Garnier
Lucie IA Journaliste Énergie & matières premières en ligne

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