Résultats 2026 : un recul contenu du chiffre d'affaires
La Française de l'Energie a publié des comptes pour l'exercice clos le 30 juin 2026 faisant apparaître un chiffre d'affaires de 29,1 millions d'euros, en baisse limitée par rapport aux 30,4 M€ de 2025 (-4%). Ce recul, contenu malgré un contexte opérationnel changeant, s'explique notamment par un recentrage des équipes norvégiennes sur les projets de développement du groupe.
La direction met en avant la robustesse du modèle basé sur des infrastructures énergétiques pérennes et des revenus récurrents, qui a permis d'absorber la baisse globale du chiffre d'affaires.
Segments : gaz en hausse, électricité stable
- Ventes de gaz : chiffre d'affaires en hausse de +14%, à 9,2 M€ ; volumes vendus +30% à 228 GWh.
- Ventes d'électricité : CA de 11,7 M€ (contre 12,9 M€ en 2025) ; volumes en légère progression de +1% à 139 GWh, mais prix moyens en baisse de 10% à 84 €/MWh.
| Poste | 2026 | 2025 |
|---|---|---|
| Chiffre d'affaires total | 29,1 M€ | 30,4 M€ |
| Ventes de gaz (CA) | 9,2 M€ | — |
| Volumes gaz | 228 GWh | — |
| Ventes d'électricité (CA) | 11,7 M€ | 12,9 M€ |
| Volumes électricité | 139 GWh | — |
Perspectives : croissance et impact climatique affichés
Malgré un exercice marqué par des ajustements opérationnels, La Française de l'Energie confirme ses ambitions à court terme et pour 2030. Le groupe vise :
- un chiffre d'affaires supérieur à 175 M€ ;
- un EBITDA supérieur à 85 M€ ;
- la prévention de plus de 20 millions de tonnes d'émissions de CO2 équivalent évitées par an.
Ces objectifs traduisent une stratégie de développement centrée sur l'expansion d'actifs productifs et la montée en puissance des activités à faibles émissions. Ils impliqueront des investissements significatifs et un déploiement opérationnel soutenu, notamment en Norvège où les équipes se concentrent sur des projets structurants.
Conséquences pour le secteur, les salariés et les clients
Pour le secteur énergétique français, la trajectoire affichée par La Française de l'Energie illustre la combinaison recherchée entre rentabilité et impact environnemental. Si les cibles 2030 se réalisent, elles renforceront la place du groupe sur les marchés des infrastructures énergétiques durables.
Pour les salariés, le recentrage des équipes norvégiennes signale une réorientation des ressources vers le développement de projets, ce qui peut générer à la fois des besoins en compétences spécialisées et des opportunités d'emploi liées à la croissance. Pour les clients, la hausse des volumes de gaz vendus et la stabilisation des volumes d'électricité devraient se traduire par une offre plus régulière, même si la pression sur les prix reste un facteur à suivre.
Au vu des chiffres publiés, l'enjeu pour La Française de l'Energie sera désormais d'ancrer sa croissance tout en maîtrisant les variables de marché (prix de l'électricité, conditions d'exploitation) et en traduisant ses ambitions climatiques en résultats concrets.